
Accidents du travail : Nouvelle aide pour les personnes handicapées
Décret n° 2013-276 et 278 du 2 avril 2013 (Journal officiel du 4 avril 2013)


Réseau social qui donne une voix (et une voie)
aux personnes en situation de handicap.
C'est une application mobile qui permet à tous et notamment aux personnes en situation de handicap de partager en ligne ses expériences en terme d'accessibilité des lieux.
Véritable zone d'expression libre, I Wheel Share permet à ses utilisateurs d'identifier n'importe quel endroit sur une carte interactive pour témoigner de son accessibilité ou de sa non accessibilité.

Grâce à ce relevé de terrain collectif I Wheel Share se donne pour mission :
Pour en savoir plus : http://www.iwheelshare.com/
Normes handicapées :
l'incompréhensible mansuétude
du gouvernement à l'égard des commerces...
Henry Buzy-Cazaux, président de l'Institut du Management des Services Immobiliers, dénonce le fait que les autorités viennent de discrètement repousser les délais de mise en conformité des locaux de commerces et autres musées avec les exigences de l'accessibilité.
Il vient de se passer quelque chose de terrible, sans bruit, sans onde : le délai de dix ans que la loi du 11 février 2005 avait fixé aux propriétaires ou aux utilisateurs d'immeubles recevant du public pour devenir accessibles aux personnes handicapées, a été disons assoupli.
Cela ressemble même aux calendes grecques - sans allusion, n'en rajoutons pas, aux affres de nos amis de la péninsule hellène -. Précisions : aux termes de la loi de 2005, les commerces (magasins, centres commerciaux, hôtels, restaurants...), mais aussi les cabinets des professionnels libéraux, les hôtels, les cinémas, les théâtres, les musées avaient jusqu'au jusqu'au 1er janvier 2015 pour mettre leurs locaux en conformité avec les exigences de l'accessibilité.
On notera que tous les handicaps lourds étaient visés, moteur, auditif, visuel et mental, des dispositifs spécifiques de modification étant prévus pour chacun dans les parties communes et privatives concernées et pour les équipements communs.
Voilà que les professionnels bénéficient d'un délai supplémentaire de trois ans, pour autant qu'ils s'engagent sur un calendrier établi de réalisation des travaux. Comment profiter de ce moratoire ? En adressant à l'administration une attestation sur l'honneur de mise en conformité, ou en déposant à la mairie de la commune d'implantation un "agenda d'accessibilité programmée" (AdAP). Ces documents doivent préciser le programme et l'échéancier des travaux nécessaires, mais aussi leur coût et les moyens de son financement.
Dans ces conditions, le délai de trois ans est octroyé. En cas de refus du délai par l'administration ou la mairie, le professionnel devra améliorer son document et représenter sa demande.
Enfin, le délai de droit de trois ans pourra être prorogé dans le cas de travaux complexes le justifiant, et des dérogations pourront être également consenties, dans de nombreux cas...
Les immeubles classés, les locaux situés dans des immeubles collectifs dont les copropriétaires n'ont pas voté l'autorisation de transformation, ou encore des situations dans lesquelles le coût des travaux est disproportionné ou ne peut pas être exposé sans mettre en péril l'entreprise, autant de cas qui permettront de se soustraire à l'obligation.
Tout cela, décidé en hâte après dix ans au nom du réalisme économique, en plein marasme, peut sembler parfait. Enfin, dira-t-on, de la sagesse de la part de l'Etat ! Que ne fait-il preuve de la même sagesse pour repousser la réduction des déficits ! Moi, je vois trois problèmes de taille, que je n'ai pas entendu dénoncer.
D'abord, la cause est grave. Il s'agit de traiter dignement une partie de la population, atteinte de handicaps, qui plus est une partie importante, de l'ordre du dixième de la nation. Le sujet n'est pas comparable à la maîtrise de la dette. L'un est humain, l'autre économique. Certes, et je parle en entrepreneur, les travaux en question sont onéreux, mais on les voyait venir depuis dix ans, tout de même...
Sans compter qu'on a une indulgence identique pour des TPE, médecins, avocats, entreprises de service, et pour des institutions beaucoup plus puissantes, groupes importants réalisant des bénéfices substantiels par exemple, quels que soient leurs domaines d'intervention. Nous manquons de virilité au sens premier du terme, c'est-à-dire de vertu. La vertu n'est pas circonstancielle.
Il en va de même de la transition énergétique. De bons esprits estiment que la période est mal choisie. Nous avons tous des amis fumeurs, si nous ne le sommes pas nous-mêmes, qui remettent ainsi toujours à demain d'arrêter leur consommation de tabac...jusqu'au jour où un oukase médical le leur impose.
Mais l'arbre cache la forêt... Si l'Etat fait preuve de mansuétude pour ses sujets - si vous m'autorisez l'expression -, c'est qu'il est coupable du même mal. Les édifices publics sont loin d'être aux normes d'accessibilité. Il n'est que d'aller effectuer une démarche dans un commissariat de police, une mairie de ville moyenne, un musée national, que sais-je, pour mesurer le retard.
L'Etat exemplaire ne l'est pas, et plutôt que d'aller à marches forcées, il diffère la bataille.
Du coup, l'opinion, le croient les décideurs publics, est inclinée à l'aménité. Sauf que dans ces matières délicates, où il faut tirer l'opinion, et non la suivre, les dés sont pipés: il est certain que l'opinion considèrera toujours que repousser l'échéance n'est pas préjudiciable.
Enfin, troisième grief, comment l'Etat peut-il décider ce moratoire et ces assouplissements sans engager une réflexion de fond, inspirée par le besoin incontestable d'une règlementation plus pragmatique, sur les normes de construction ?
La communauté des promoteurs dénonce depuis des lustres à juste titre le caractère rustique et excessif des normes d'accessibilité, qui enchérissent le coût et le prix de tous les logements produits, alors que statistiquement moins de 5% d'entre eux seront habités par des personnes affectées d'un handicap.
Qu'attend l'Etat pour revoir cette systématicité, qui augmente de l'ordre de 8% la facture de tous les accédants à la propriété et de tous les investisseurs ?
Nous sommes face à une lâcheté ordinaire. Chacun de nous en est un peu coupable, là où nous sommes. Tenez, je balaie devant ma porte : administrateur de plusieurs écoles, je me suis bien gardé de vérifier que les locaux de chacune pouvaient accueillir des étudiants handicapés.
J'ai fermé les yeux, j'ai fait comme si, feignant de présupposer que d'autres que moi en étaient responsables. Lâcheté ordinaire, et la cécité de l'Etat n'est guère en cela que la synthèse de nos cécités.
Source du 27/07/2015 : Henry Buzy-Cazaux © Capital.fr

Service civique, du nouveau pour les jeunes handicapés
Le 1er juin 2015, le service civique devient universel
Le Service civique, pour qui ?
Mais, avant toute chose, le Service civique, c'est quoi, et pour qui ? C'est un engagement volontaire au service de l'intérêt général pour tous les jeunes de 16 à 25 ans.
Il peut s'effectuer sur une période de 6 à 12 mois, en France ou à l'Etranger, pour une mission d'au moins 24 h par semaine.
Principales conditions ? Le savoir-être et la motivation. Aucune diplôme ou expérience professionnelle ne sont exigés. Il est indemnisé 571.79 € net par mois. Cette indemnité peut être majorée de 106.04 € sur critères sociaux.
90 % des jeunes satisfaits
Les missions de Service civique couvrent neuf grands domaines : culture et loisirs, développement international et action humanitaire, éducation pour tous, environnement, intervention d'urgence en cas de crise, mémoire et citoyenneté, santé, solidarité et sport.
Elles offrent l'opportunité de s'engager auprès de publics variés, comme venir en aide aux sans-abris, accompagner des personnes âgées, soutenir les personnes handicapées dans leurs activités sportives ou sensibiliser les enfants aux sciences.
Formidable aventure humaine, 90% des volontaires se déclare satisfaits.
Aidants plutôt qu'aidés
Le 1er juin 2015, le service civique devient universel.
A cette date, tous les jeunes de 16 à 25 ans auront la possibilité de s'engager (une proposition de loi pour permettre aux jeunes handicapés d'accéder à ce dispositif jusqu'à 30 ans, émanant de la sénatrice Claire-Lise Campion est en cours, lire article en lien ci-dessous).
Leur engagement a des répercussions très positives car il les place dans une situation d'aidant au service de la collectivité plutôt que dans celle d'« aidé ». En prenant ce rôle à cœur, en s'investissant, en apportant soi-même du réconfort et de l'aide à autrui, ils se sentent, valorisés, utiles et reprennent confiance en eux.
Des formations citoyennes
A temps plein et pendant 6 à 9 mois, avec leur équipe, ils sont sur le terrain pour répondre à des besoins sociétaux variés : la protection de l'environnement, l'accompagnement de personnes âgées isolées, la lutte contre l'exclusion dans les quartiers sensibles.... Tout au long de leur mission, ils bénéficient de formations citoyennes (aux premiers secours, par exemple...) ainsi que d'un accompagnement personnalisé pour les aider à construire leur projet d'avenir.
De réels bénéfices sont également visibles chez les volontaires valides qui partagent le quotidien des jeunes en situation de handicap. La vie de tous s'enrichit de ces expériences communes.
Indemnité cumulable avec l'AAH
Il faut savoir que l'indemnité de Service civique est entièrement cumulable avec l'Allocation adultes handicapé (AAH). Les candidats qui se sont inscrits sur le site en indiquant qu'ils étaient titulaires de l'AAH ou d'une RQTH (Reconnaissance qualité de travailleur handicapé) ont été recontactés par mail pour leur proposer un appui particulier dans leur recherche de missions.
Quant au site, www.service-civique.gouv.fr , il a été rendu accessible pour tous.
Enfin, l'Agence a développé un partenariat avec Capgemini pour financer des formations pour les jeunes en situation de handicap. Un soutien financier peut leur être apporté dans la poursuite de leur formation professionnelle à l'issue de leur volontariat.
Pour lire la suite 06/2015 © Handicap.fr : http://informations.handicap.fr/art-service-civique-handicap-57-7747.php