LA FRANCE en 2025

QUELLE FRANCE dans 10 ANS

"En dix ans, beaucoup de pays ont su se redresser.
Nous-mêmes avons su le faire dans le passé.
Nous le devons à notre jeunesse"
Jean Pisani-Ferry

 

Il faudrait oser reconnaître l'excellence des chercheurs français

 

Le travail du futur

Comment travaillerons-nous dans le futur ? D’ici 20 ou 30 ans, de nouveaux métiers seront nés, d’autres auront disparu. Comment se préparer aux innovations, les robots feront-ils tout à notre place ?

Ce dossier prospectif vous aidera à mieux anticiper votre avenir professionnel.

 

Allez-vous être remplacé par un robot ? Faites le test !

ROBOT AIE bleu


Le remplacement des humains par des robots alimente beaucoup de fantasmes. Dans les années à venir, le phénomène de la « computerisation » risque en effet de faire disparaître de nombreux métiers, en particulier ceux qui comptent le plus de tâches répétitives. Au contraire des jobs les plus créatifs qui auront toujours de l’avenir.


L’enquête de référence sur ce sujet a été réalisée par deux chercheurs de l’Université d’Oxford, Carl Benedikt Frey et Michael A. Osborne. En compilant de nombreuses données ils ont dressé un classement de 700 métiers pour déterminer lesquels avaient le plus de chances d’être automatisés.
 

Nous vous avions déjà parlé des 10 métiers les plus menacés et du phénomène de robolution qui menacerait 3 millions d’emplois en France. Un nouvel outil est disponible pour savoir si une boite de conserve va vous piquer votre emploi.
 

La voiture sans chauffeur va détruire des millions d’emplois d’ici 2025

On parle souvent des robots qui risquent de remplacer une bonne partie de la main d’œuvre dans les années à…
 

Plus votre métier est créatif, moins les robots risquent de vous le piquer

ROBOT ET METIERS

 

 

Le remplacement des travailleurs par des robots c’est la nouvelle angoisse du début du 21ème siècle. La « computerisation » menace en…

Que se passe-t-il si on embauche des drones à la place des humains ?

 

GIROUETTE business
 

Depuis quelques semaines il se passe des choses bizarres. Des drones survolent des sites sensibles, on se demande qui peut bien les piloter et surtout dans quel but ?

A tel point qu’on parler de réglementer l’usage des ces
robots télécommandés qui envahissent de plus en plus notre espace aérien.

Mais vous n’avez encore rien vu, que se passerait-il si on embauchait des drones à la place des humains ? Est-ce que la vie de bureau serait plus fun ? Pas sûr. Voici à quoi ça pourrait ressembler.

Dans une vidéo
l’agence MRY s’est amusée à imaginer nos encombrants « collègues » du futur télécommandés. A la machine à café, en réunion ou dans les couloirs, c’est un peu la foire du drone.

Source 2015 :
  http://www.blog-emploi.com     Via Design Taxi

 


9 scénarios pour le marché de l’emploi de demain

 


BOULE CRISTAL homme
DR


Projetons-nous un peu dans le futur et sortons la boule de cristal. A quoi va ressembler le marché de l’emploi de demain ? Pas évident à deviner même si certaines tendances de fond commencent à en dessiner les contours.

Voici 9 scenarii qui pourraient bien se réaliser, à plus ou moins long terme, et surtout, comment s’y préparer.

CDI contrats
 

1. La fin programmée du CDI

  • L’hypothèse : Face au besoin de flexibilité des entreprises, l’une des solutions envisagée est de mettre fin au Contrat à Durée Indéterminée (CDI), notamment afin de rendre les procédures de licenciements moins contraignantes. Les partisans de ce genre d’évolution législative affirment que le CDI n’est déjà plus aussi protecteur qu’avant (surtout depuis que la rupture conventionnelle existe) et que l’emploi à vie c’est fini. Dans un premier temps, la piste envisagée serait de fusionner CDD et CDI en un contrat de travail unique.
  • Echéance : 3 à 5 ans.
  • Probabilité : Moyenne à forte selon les décisions politiques à venir
  • Comment s’y préparer ? Il faudra être en veille permanente, savoir beaucoup mieux se vendre et anticiper les transitions professionnelles. Savoir bien chercher un emploi ne vous servira plus ponctuellement à un moment donné de votre carrière, mais deviendra une situation permanente.
 2. Demain, tous freelances ou entrepreneurs
  • L’hypothèse : le salariat c’est fini, chacun va devenir un entrepreneur de sa propre expertise. Les micro-entreprises vont se multiplier et les employeurs traditionnels vont peu à peu se métamorphoser en réseaux agrégeant les compétences en fonction des projets. Le lieu de travail lui-même va se dématérialiser (voir aussi le scénario numéro 9).
  • Echéance : 2025
  • Probabilité : faible
  • Comment s’y préparer : Même s’il y a peu de chances pour que nous devenions tous freelances à l’avenir, il est fort possible que nous soyons amenés à cumuler emploi salarié et complément de revenus à travers des activités auto-entrepreneuriales. Autant se préparer tout de suite à l’aventure entrepreneuriale, ne serait-ce que pour se garantir une activité de secours entre 2 contrats.
 3. La robolution du travail
  • L’hypothèse : la révolution robotique va mettre au chômage 3 millions de personnes. Les robots et algorithmes vont remplacer une bonne partie de la main d’œuvre humaine pour les tâches répétitives ou risquées. L’intelligence artificielle sera moins couteuse et permettra aussi de relocaliser une partie des activités industrielles qui étaient sous-traitées en Asie ou ailleurs.
  • Echéance : 2035
  • Probabilité : forte.
  • Comment s’y préparer ? Si vous exercer une profession qui risque d’être automatisée, autant songer tout de suite à une reconversion. Il faudra aussi apprendre à coopérer avec les robots et ne pas essayer de les concurrencer. Si vous êtes en train de vous orienter en ce moment, on vous conseille de vous intéresser au secteur de la robotique. A propos, vous savez qui est le numéro un de la robotique dans le monde ?
4. De nouveaux métiers inconnus vont apparaître
  • L’hypothèse : 60% des métiers que nos enfants exerceront n’existent pas encore. Cette prédiction célèbre est de Thomas Frey, un prospectiviste américain. Les innovations technologiques vont enterrer de nombreux métiers, mais en faire émerger aussi de nouveaux. C’est un processus classique de «destruction créatrice» théorisé par l’économiste Joseph Schumpeter.
  • Echéance : Dès maintenant.
  • Probabilité : Très forte.
  • Comment s’y préparer : Il faut surveiller de près les modifications entraînées par l’innovation dans le monde professionnel. Mais aussi ne pas s’engouffrer trop rapidement dans des voies nouvelles qui évoluent très vite. Privilégiez les formations qui vous permettent d’apprendre à apprendre pour devenir le salarié caméléon de demain dont auront besoin les entreprises.
 5. Un marché de l’emploi à deux vitesses
  • L’hypothèse : Le marché de l’emploi va devenir encore plus inégalitaire : d’un côté les personnes employables, avec les bonnes compétences. De l’autre, celles qui s’éloignent de plus en plus du marché et se retrouvent peu à peu en marge de la société. Des emplois qualifiés et bien payés face à des jobs alimentaires sous-payés et sous qualifiés (les mini-jobs version Allemande ou Anglaise). Un marché de l’emploi dual, à deux vitesses. Le capitalisme ultra-libéral poussé à bout.
  • Echéance : Depuis 2009.
  • Probabilité : forte.
  • Comment s’y préparer ? Pour passer de l’une à l’autre des catégories il faudra se former, se reconvertir. Apprendre à vivre avec un fort taux de chômage et une frange pauvre de la population toujours plus importante demandera aussi de garantir un système de protection sociale protégeant les plus faibles par la solidarité.
6. La fin du chômage indemnisé
  • L’hypothèse : Face aux déséquilibres du système d’indemnisation du chômage, les allocations vont se réduire jusqu’à peau de chagrin. La durée d’indemnisation sera elle aussi très limitée, les contrôles renforcés et la radiation automatique dès que vous refusez un job, même temporaire, même éloigné de votre domicile.
  • Echéance : 2020
  • Probabilité : faible (En France en tout cas).
  • Comment s’y préparer : Mettre de l’argent de côté en prévision des périodes de chômage.
 7. La fin de la retraite
  • L’hypothèse : le système de retraite par répartition ne fonctionnera plus. Trop de déséquilibres entre les actifs toujours moins nombreux aux carrières morcelées et les retraités plus nombreux dont la durée de vie s’allonge. Le cumul emploi-retraite deviendra la norme. On gardera une activité pour se faire une rente et bien vivre nos vieux jours.
  • Probabilité : Moyenne
  • Echéance : 2018 pour la fin des retraites complémentaires, 2050.
  • Comment s’y préparer. Dès la seconde partie de carrière, explorez d’autres voies professionnelles sur la transmission du savoir pour anticiper votre retraite active. Prévoyez des sources de revenus complémentaires à la retraite (investissement immobilier, exil dans des pays où le coût de la vie est plus faible, capitalisation).
 8. La 3ème révolution industrielle
  • L’hypothèse : d’après l’économiste Jeremy Rifkin, nous vivons le début de la Troisième Révolution Industrielle (TRI) qui combine la fin d’une économie basée sur les énergies fossiles et le carbone et la mise en réseau du travail.
  • Echéance : c’est déjà commencé.
  • Probabilité : faible à forte selon que les gouvernements la subiront ou l’accompagneront.
  • Comment s’y préparer : Investir dans la performance énergétique et les alternatives au pétrole, miser sur l’économie du partage, les productions locales et les solidarités citoyennes. Déménager en région Nord-Pas-de-Calais qui a déjà fait appel à Rifkin pour se préparer à la transition.
 9. La dématérialisation du lieu de travail
  • L’hypothèse : Le lieu de travail traditionnel, le bureau fixe dans une entreprise va laisser sa place à un modèle plus mobile. On travaillera de partout, tout le temps avec une grande flexibilité horaire. On pourra aussi s’accorder des périodes plus ou moins longues de pause en fonction de nos envies : vacances illimitées, congés sabbatiques ou week-end de 7 jours.
  • Probabilité : Forte.
  • Echéance : 2025.
  • Comment s’y préparer : le travail flexible ou nomade, le télétravail ne sont que les prémices de la dématérialisation. Il faudra apprendre à travailler de chez soi, avoir un lieu dédié à cela, savoir manager ou être managé à distance. Créer aussi des rendez-vous différents de rencontres humaines aves ses collègues. De véritables réunions ou de vrais face-à-face.

Evidemment, d’autres voies apparaîtront sans doute, nous ne sommes pas non plus à l’abri de surprises. Et puis la prospective n’est pas une science exacte, mais nous avons intérêt à nous préparer dès maintenant à ces révolutions pour anticiper leurs impacts sur nos carrières.
 

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 En Suède, la société Epicenter a décidé d’implanter une puce dans la main de ses employés. Pas pour les surveiller,…

Les robots au travail : faut-il en avoir peur ?


ROBOT AIE bleu


Les robots sont partout : présents dans votre voiture, au coeur de votre téléphone, dans les ordinateurs…

Il ne leur manque même plus la parole, puisqu’il est possible de dialoguer avec eux et leur poser des questions. La « robolution » est-elle une menace pour l’emploi, seront-nous remplacés ou même recrutés par des robots à l’avenir ?

Il y a de quoi inquiéter même l’astrophysicien britannique Stephen Hawking qui a déclaré récemment que l’intelligence artificielle pourrait tout simplement « mettre fin à l’humanité ».
 

En attendant, faut-il avoir peur de l’arrivée des robots et des algorithmes dans le monde du travail ?

Pour le savoir nous avons posé la question à
Jean-Baptiste Audrerie, psychologue organisationnel et directeur Marketing de SPB. Titulaire d’un MBA pour exécutifs de Paris Dauphine, il s’intéresse à l’avenir du recrutement, notamment sur son blog Futurs Talents.


Pour ce Français installé au Québec depuis 9 ans, si certains scénarios de robotisation extrême du recrutement et du marché du travail semblent inévitables, rien ne sert d’avoir peur des robots. A condition de miser sur ce qui fait notre valeur ajoutée en tant qu’humains et ne pas vouloir se placer en compétition avec les machines.

Les algorithmes de recrutement sont apparemment plus efficaces que des recruteurs humains, est-ce que cela veut dire que dans un futur proche nous seront recrutés par des robots ?

Il faut distinguer les assistants intelligents, comme les algorithmes ou les outils avec une intelligence artificielle, des robots qui ont des caractéristiques motrices et sensorielles. Il ne faut pas mélanger les deux. Mais il est évident que pour du recrutement de masse ou de la pré-sélection en nombre, les algorithmes ou les systèmes intelligents qui indexent, traitent ou valident de l’information sont capables d’effectuer des recherches, des tris ou des recommandations plus rapidement que les recruteurs humains.

 
ROBOT AIE bleu
 

Sur quoi sont basés ces algorithmes et qu’est-ce que cela apporte au recrutement ?

Les algorithmes sont capables d’identifier les bonnes caractéristiques, de trier des candidats, par exemple en fonction de leur présence digitale. L’intervention de ces  » robots  » est intéressante en raison du fait qu’elle peut faire gagner du temps au recruteur grâce à l’automatisation.

Est-ce que ça ne fait pas un peu peur de se dire qu’on est sélectionné par une machine ?

Des robots de filtres de candidatures existent déjà et sont utilisés au quotidien par les RH.

La rationalité limitée du recruteur humain est tout aussi préjudiciable qu’une clé algorithmique qui n’est pas correctement paramétrée. C’est un débat qui risque de durer longtemps.

Mais dans le recrutement de masse, il y a autant d’erreurs humaines que d’erreurs liées à la mauvaise programmation d’un algorithme.

Je pense que les systèmes de gestion de candidature comme LinkedIn, ou les fournisseurs SIRH de gestion des Ressources Humaines, vont inclure ces outils dès qu’ils seront disponibles.

L’art du recrutement consistera alors en partie à mobiliser et programmer finement ces outils pour aider les ressources humaines.

 

ROBOT Mains

 

La division du travail a toujours existé, elle persiste encore aujourd’hui avec par exemple l’utilisation de la main d’oeuvre bon marché de certaines zones géographiques pour faire des tâches subalternes. Les robots vont parvenir à prendre en main certaines tâches, c’est évident. Mais ils ont aussi un coût.

Il va falloir calculer à partir de quand un robot est plus rentable et à partir de quand il apporte une valeur ajoutée, dans quel cas il évite certains risques que l’humain n’est plus capable d’assumer. Ça va commencer par petits morceaux, mais il est certain que la robotisation va amener une nouvelle division du travail et une requalification complète du rôle de l’humain.

Justement, dans quelle dimension l’humain aura encore toute sa place au travail ?

Le rôle de l’humain est dans l’innovation, la création, le lien social, l’analyse sémantique, la finesse et la conception. Le fossé va se creuser entre la mission de l’homme et celle de machine.

En même temps, il y aura des convergences, dans la restauration par exemple il y aura toujours des serveurs, assistés par un robot chargé d’apporter de l’eau.

 Il y aura toujours un réceptionniste de jour dans les hôtels, mais peut-être que sa place sera occupée par un robot durant la nuit. Ce ne sera pas la même relation avec les clients.

Le couple robot-humain fonctionnera en complémentarité, certains métiers vont quand même être détruits ou devoir se reconstruire. On cite souvent l’exemple des journalistes, remplacés par les robots rédacteurs de nouvelles sportives, toutes les tâches répétitives susceptibles d’être automatisées vont conduire à la disparition de certaines professions.

A nous de nous adapter à cette évolution naturelle, d’être agile et dans la posture du concepteur du robot plutôt que dans celle du compétiteur du robot.
 

 
ROBOT AIE bleu

D’ici combien de temps ces outils se généraliseront dans le monde du recrutement ?

Sur les réseaux sociaux on nous présente déjà les prémices du recrutement affinitaire. D’ici 10 ans, les choses auront avancé et donneront sans doute de bons résultats après évidemment quelques erreurs. Mais si on veut être plus efficace, plus rentable et recruter mieux, c’est un élément de rationalité et d’efficacité incontournable.

Ça ne veut pas dire que tout le processus de recrutement sera robotisé, c’est plus pour la phase en amont de l’entretien ?

Oui, c’est vraiment utile pour de la présélection de masse, mais aussi lors des premiers entretiens. La reconnaissance faciale et vocale pourrait aussi agréger un certain nombre d’information lors d’entrevues de sélection menées par des avatars. Il restera au recruteur énormément de paramètres  » sensibles  » pour décider où et quand il affectera tel ou tel candidat.

Les éléments d’agrégation et de sourcing existent déjà eux-aussi, il ne reste plus qu’à les intégrer encore plus dans le processus.

MEDIATION

Interlude vidéo :
la valse des robots chez Amazon

La valse des robots chez Amazon par RegionsJob

On dit aussi que le secteur de la robotique va créer plus d’emplois qu’il ne va en détruire et donner naissance à une nouvelle industrie qui aura besoin de main d’oeuvre humaine…

En France, nous n’avons pas le choix : il faut s’orienter vers une industrie de la culture, de l’innovation et de la recherche.

En dehors de l’économie sociale ou domestique, les services à la personne par exemple, nous ne pouvons pas concurrencer le pouvoir de substitution des robots. Leur intelligence artificielle est trop puissante.

 Le diagnostic a déjà été fait il y a 30 ans : nous sommes devenus des travailleurs du savoir. Notre économie est celle de la connaissance, la seule façon de nous en sortir est de créer de l’intelligence, de gérer l’information, la détenir et l’exploiter. Nous avons besoin de structures de financement et de leaders pour saisir cette énorme opportunité.

Certains pays l’ont saisie il y a longtemps ?

Oui au Japon, Honda a fait le pari il y a 20 ans de dire que le marché des voitures à moteur à explosion serait en stagnation ou en déclin. Pour eux l’automobile est une économie vieillissante, à l’inverse du robot assistant qui aide au quotidien les personnes âgées. En se plaçant en tant que leader dans cette technologie, ils ont clairement pris un temps d’avance.

En 1995, tout le monde rigolait avec Internet en disant qu’on n’y vendrait jamais rien. 20 ans plus tard, une bonne partie du commerce s’y est déplacé. La lame de fond des robots prendra sans doute autant de temps. La robotique va sûrement créer de l’emploi à condition qu’on en reste les concepteurs.
 

Ce n’est pas de la science-fiction, ces outils sont déjà là, même si on ne les identifie pas vraiment comme des robots…

Oui c’est comme quand on souriait d’avoir un assistant vocal dans les voitures, aujourd’hui c’est très répandu. La voiture et le GPS nous aident à mieux conduire. C’est la même chose pour les assistants recrutement qui seront le GPS du recrutement de demain.

« La robotisation va amener une nouvelle division du travail et une requalification complète du rôle de l’humain »

L’autre question qui fait débat consiste à dire que les robots vont faire le travail à notre place avec le risque que le chômage explose encore plus… A l’avenir tout sera automatisé ou on travaillera en coopération avec le robot ?

Le métier de recruteur va changer, qui va alors recruter les robots ?

Forcément les humains ! On oppose souvent la technologie avec les humains, les deux sont complémentaires. On peut se sentir victime de la substitution du travail humain par des systèmes automatisés, mais ce phénomène a toujours existé au fil des révolutions industrielles. Les métiers ne cessent de disparaître et de se réinventer. La différence aujourd’hui c’est que tout va beaucoup plus vite.

Savoir qui va recruter les robots revient à poser la question « qui va avoir le pouvoir dans l’organisation du futur ? » Les RH ? Les professionnels du IT ? Le service financier plus proche des PDG ?

Pour le savoir, il faut se demander qui achètera les robots pour l’entreprise. A mon avis il faudrait que ce soit les Ressources Humaines qui décident de recourir à cette force de travail, c’est aux RH de spécifier leurs besoins sinon ils ne seront que les appliquants d’une technologie voulue par d’autres.

Les RH doivent garder cette initiative de décider quel métier est automatisable sans avoir peur de ce que cela va amener. Les services RH devront accompagner la réflexion autour de la place de l’humain et de la technologie dans les organisations.

Trop souvent, le clivage entre la technologie et humain est accentué par des discours simplificateurs. Vivons et travaillons avec la machine, au lieu de nous y opposer.

Pour les salariés, les candidats à l’emploi, comment se préparer à cette « robolution » sans peur ni fantasme ?

Les candidats vont plus vite que les organisations. Leurs attentes sont ailleurs. On leur demande de remplir des formulaires, de refaire un CV une énième fois avant de postuler alors qu’ils voudraient pouvoir candidater en un clic. Je suis persuadé que demain il y aura des candidats-robots.

Le premier bénéfice sera l’utilisation de l’intelligence artificielle pour chercher un bon emploi et identifier les prochaines opportunités professionnelles. Des algorithmes apprenants, qui existent déjà dans le e-learning, pourront les aider à aller plus vite pour affiner leurs compétences en fonction des besoins du marché du travail. Les candidats sont beaucoup plus prêts qu’on ne l’imagine.

Reste autour du robot-recruteur des enjeux générationnels, des questions de confidentialité, d’éthique ou de perception qui méritent notre attention. Mais si des startups font le pari de recruter mieux grâce aux technologies algorithmiques, elles pourront en faire un facteur d’attractivité, notamment auprès des jeunes.

 
ROBOT AIE bleu

Les candidats ont tout à gagner d’avoir des robots assistants au service de leur rechercher d’emploi ?

Oui, il faut leur rendre ce service car avec l’inversion du rapport de force dans certaines catégories d’emploi, le recrutement de demain va devenir un mélange très complexe de stratégies d’attraction, de facilitation, de services de gestion de carrière et d’apprentissage personnalisé, en plus du recrutement de base qui sera lui banalisé et automatisé.

Dans ce contexte, le marché de l’aide au candidat va devenir énorme, d’autant que nous changerons 10 à 15 fois de catégorie d’emploi dans une carrière, il faudra donner du sens à toutes ces transitions professionnelles.

Est-ce que ça ne va pas encore accentuer la dualité du marché du travail avec les candidats qui auront les bonnes compétences et n’auront pas de mal à changer de travail et ceux qui resteront en marge du marché de l’emploi ?

Il y a un risque effectivement c’est pourquoi il faut aider cette partie de la population à rester dans un marché de l’emploi qui valorise l’autonomie, les capacités d’apprentissage rapides. Tout le monde n’a pas les capacités pour évoluer vers cette disposition d’esprit. Mais en même temps, le fractionnement et l’hyper spécialisation peuvent permettre rapidement d’embarquer dans ces nouvelles technologies. Il est possible de faire un saut juste avec une petite formation complémentaire.

On le voit aux Etats-Unis avec des emplois très en demande qui n’ont pas besoin de qualifications élevées. C’est le côté merveilleux des changements technologiques rapides. 42% des métiers seront potentiellement impactés par les nouvelles technologies, nous indique Oxford School Institute dans son étude de 2013 sur l’impact technologique sur le marché du travail.

Le changement sera brutal ou subtil et certaines personnes risquent d’être mises de côté. C’est un projet éducatif de société où il y aura tout de même beaucoup d’opportunités. On doit s’y préparer dès maintenant pour ne pas subir cette révolution.  Voir aussi le blog Futurs Talents de Jean-Baptiste Audrerie

Crédit photo : Robot vintage - Shutterstock.com  Source : http://www.blog-emploi.com


ROBOT Mains

Portrait-robot de l’ingénieur en 2030


Comment vont évoluer nos professions dans les années à venir, quelles compétences seront indispensables aux professionnels de demain, comment se former dès à présent aux technologies du futur ? Pour anticiper ces changements, l’institut Mines-Telecom s’est demandé à quoi pourrait ressembler l’ingénieur à la française dans les années à venir.

Car le métier d’ingénieur et les écoles qui forment nos élites technos sont confrontés à des révolutions rapides : la mondialisation, la numérisation, la transition énergétique, les progrès de la science et de la médecine…

Après avoir vu qui sont les
femmes ingénieurs aujourd’hui, projetons-nous dans le futur du métier d’ingénieur.

Vers le règne de l’ingénieur-entrepreneur ?

L’ingénieur, comme d’autres experts, va devoir s’adapter et se transformer en « Ingénieur entrepreneur ».

En 2030, l’ingénieur nouveau « n’est plus l’homme de laboratoire qui a fait la découverte magique et déposé un brevet, mais celui qui est capable de transférer à son client tout le pouvoir que peut donner l’avance technologique, celui qui a l’empathie client ».

L’ingénieur du futur sera aussi celui qui aura intégré de nouvelles méthodes de travail et qui saura partager son savoir. La nouvelle ère de travail dans lequel l’ingénieur va évoluer dans les prochaines décennies sera celle du travail collaboratif choisi, explique l’Institut des Mines-Telecom dans son portrait de l’ingénieur en 2030.

Les ingénieurs devront donc cultiver l’horizontalité du savoir, partager pour mieux régner en somme.

5 nouveaux champs de compétences à cultiver

Les ingénieurs de demain devront enfin miser sur des compétences transversales.

L’étude en identifie cinq principales.

  • La première compétence incontournable sera évidemment l’expertise, le coeur de métier de l’ingénieur.
  • La deuxième est l’ingéniosité qui permet de faire un véritable bond en avant technologique.
  • La 3ème compétence transversale sera l’agilité, nécessaire pour s’adapter au nouveau monde où le changement est permanent.
  • 4ème territoire à occuper pour l’ingénieur : la responsabilité, une compétence rare destinée à s’affranchir de  » la dictature du court terme « .
  • Enfin, la 5ème compétence, l’influence, permettra aux ingénieurs de mobiliser des ressources autour d’un projet.
 

EXPERTISE Ingeneurs 2030
 

 

Pas seulement « des technologues de très haut niveau »

Les ingénieurs de demain, comme ceux d’aujourd’hui, seront donc de « grands experts technologiques, des maîtres de l’état de l’art. (…) Non des techniciens, mais des technologues de très haut niveau dotés d’une grande puissance conceptuelle ».

A cette expertise scientifique et technique ils devront également s’ouvrir à d’autres champs de compétences plus comportementales : « Le relationnel, l’art collaboratif, la capacité à savoir utiliser les talents des autres » feront partie intégrante du métier de l’ingénieur en 2030.

Portrait de l’ingénieur 2030 from Institut Mines-Télécom on Vimeo.  Lire l'enquête sur le site de Mines-Telecom
Source 2015 : http://www.blog-emploi.com/ingenieurs-2030-mines-telecom/
 

25% des Français seraient prêts à travailler sur une autre planète

 

ROBOT Slogan
DR
 

Est-ce le succès de films comme Interstellar ou Gravity ou les récentes aventures du robot Philae sur la comète Tchourioumov-Guérassimenko qui donnent aux Français des envies d’aller voir ailleurs ?

Toujours est-il que selon un rapport très sérieux de Cisco, le leader mondial des technologies de l’information, un quart des Français seraient prêts à aller travailler sur Mars, ou sur une autre planète « si leur entreprise y ouvrait une filiale ».

 

D’ailleurs 25% des personnes interrogées dans le monde seraient tout aussi prêts à quitter la terre pour de nouveaux horizons professionnels, ce qui laisse quand même planer un doute sur la crédibilité statistique de cette enquête.

 

Non mais allô Houston !

L’éventualité de partir travailler sur une autre planète paraît peu plausible pour le moment, à moins d’être astronaute. C’est une façon détournée d’illustrer comment les technologies transforment nos manières de travailler.
 

TRAVAIL sur MARS

L’étude Cisco Connected World Report révèle ainsi que 25% des salariés interrogés ont déjà la possibilité de travailler loin de leur bureau. Pas forcément aussi loin que la lune ou la planète rouge, mais déjà télétravailler depuis leur domicile. Pour deux tiers des sondés, le travail mobile est aussi un facteur d’attractivité.

Une entreprise qui proposerait des conditions de travail flexibles apparaît dès lors beaucoup plus séduisante. " Une entreprise adoptant un modèle de travail flexible, mobile et à distance dispose d’un avantage concurrentiel par rapport à une entreprise qui exige que ses salariés soient présents chaque jour de 9h à 17h″ ajoute Cisco dans son enquête.

Les outils mobiles qui permettent de travailler à distance rendraient même les collaborateurs encore plus efficaces. Ce point de vue est partagé par deux tiers des salariés mais s’élève à 80% chez les professionnels des RH ! La révolution du
travail mobile semble donc se confirmer.
 

40% des salariés disponibles 24/24 pour le travail
 

Et pour le futur, quel avenir se dessine pour le travail ? Selon un quart des Français, d’ici 2020 « les entreprises seront de plus en plus disséminées » (façon puzzle dans l’espace ?) et les managers « n’auront pas besoin d’être physiquement présents tous les jours auprès de leurs équipes ». Une bonne nouvelle pour celles et ceux qui souffrent d’avoir toujours leur chef sur le dos.

Mais de là à s’exiler aux confins de la galaxie et échanger uniquement par écran interposé, c’est quand même autre chose. Les autres planètes seront-elles la nouvelle frontière du monde du travail dans les décennies à venir, une étape de plus dans la recherche d’emploi ? L’enquête de Cisco ne donne pas plus de précisions.
 

En revanche, elle donne une autre information intéressante : 40% des Français se disent disponibles pour le travail 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24 (au niveau mondial la part grimpe à 50%).

Le signe d’un effacement de la
frontière en vie professionnelle et vie personnelle ou de la volonté de travailler à tout prix ?  Source 2015 : http://www.blog-emploi.com/  Voir aussi notre dossier sur le travail du futur

Crédit photos : Interstellar et Astronaut on Mars - Shutterstock.com
 

3 millions d’emplois menacés, le côté obscur de la robotisation

 

ROBOT Slogan

DR

Il était une fois la robolution… « Le remplacement de l’homme par la machine est peu à peu devenu une réalité ».
 

C’est ce qu’affirme le cabinet Roland Berger Strategy Consultants dans un rapport choc intitulé « Les classes moyennes face à la transformation digitale ».  Dans ce document, le cabinet affirme que 42% des métiers seront automatisables d’ici 20 ans. Et ce ne sont pas uniquement des métiers manuels.

Et d’ici 2025, 3 millions d’emplois risquent d’être détruits en France par la digitalisation de l’économie.  Le débat n’est pas nouveau : la
robotisation de l’économie est-elle créatrice ou destructrice d’emplois ?

Dans le camp pro-robots on plaide l’équilibrage entre d’un côté les emplois qui disparaissent et ceux générés par la manne robotique. Pour preuve, les pays où le secteur de la robotique est le plus avancé (Japon, Allemagne et Etats-Unis) sont aussi ceux où le taux de chômage est le plus bas…

De l’autre côté, on s’inquiète tout de même du remplacement des hommes par les machines, avec en filigrane une peur ancestrale de l’ennemi robotisé nourrie en partie par les films de science-fiction.
 

Une nouvelle vague de l’automatisation

Mais aujourd’hui, nous n’en sommes plus seulement à la robotisation mais plutôt à la digitalisation de la société et de l’économie.

Dans le secteur du web et des nouvelles technologies, les entreprises digitales créent des emplois mais, selon Roland Berger, « ils ne se substitueront pas aux emplois détruits, ni en termes de niveau de compétences requis, ni en termes de position sur la chaîne de valeur, ni en termes de répartition géographique ».

Un avertissement pour la France qui a déjà raté le train de l’automatisation du secteur secondaire dans les années 90 et qui ne peut pas se permettre de louper la transformation digitale à venir.

Certaines technologies seront ainsi déterminantes pour créer de la productivité et de l’emploi dans le futur : le big data, le cloud, les objets connectés et la robotique en tant que telle notamment avec les véhicules autonomes qui vont ouvrir de nouveaux chemins de croissance pour le secteur des transports.

 

RESEAU FEMININ dessin

 

Les métiers de services ne seront pas épargnés
 

Voilà pour les bonnes nouvelles, mais il y a aussi un revers de la médaille.

La révolution digitale présente « un caractère nouveau et inattendu ».
Des métiers intellectuels ou de services qu’on croyait à l’abri de toute automatisation sont
à leur tour menacés. « Ce qui rend une tâche automatisable à l’heure du digital, c’est avant tout son caractère répétitif, qu’elle soit manuelle ou intellectuelle » explique le rapport de Roland Berger.
 

Car les robots et leurs cousins les algorithmes font déjà beaucoup mieux que nous les humains dans de nombreux domaines : le recrutement, la finance ou la médecine. Et demain pourquoi pas dans le journalisme ou le commerce ?

On prédit que d’ici quelques années un robot sera capable de remporter le prix Pulitzer et au Japon on embauche déjà des robots vendeurs. Et en ce qui concerne la santé, le robot Watson est capable d’apporter un diagnostic beaucoup plus fiable que celui des praticiens les mieux payés.


Travailler en coopération avec les robots

Roland Berger cite également des métiers comme courtier en assurance déjà menacé par la gestion de portefeuille en ligne, les logiciels prédictifs ou les sites de courtage automatisés qui comparent les offres à la vitesse de la lumière.

Beaucoup de métiers sont donc menacés de disparition pure et simple. D’autres devront travailler différemment en coopération avec les robots. C’est le cas des médecins par exemple qui devront s’adapter quand d’autres professions para-médicales comme les techniciens de laboratoire ont du souci à se faire.

Tous les métiers vont donc être marqués par une polarisation : d’un côté ceux qui se transforment, qui mutent, et de l’autre, ceux qui laissent leurs places à des robots plus efficaces.

 

ROBOT AIE bleu

DR


42% des emplois français automatisables d’ici 20 ans
 

Au total en se basant sur la méthodologie d’universitaires d’Oxford sur les emplois menacés par la computérisation, le cabinet Roland Berger estime que 42% des emplois français sont automatisables d’ici 20 ans.

D’après ces prévisions, c’est la classe moyenne qui risque d’être menacée de disparition.
A l’avenir si on en croit ce scénario, « la fragilisation des emplois industriels peu qualifiés se poursuivra, les bas salaires associés aux faibles niveaux de qualification seront les plus exposés » indique le rapport qui avertit aussi que des « emplois intermédiaires sont également à risque ».

Les fonctions administratives, juridiques ou d’encadrement intermédiaire dans les entreprises feraient partie de la liste des métiers facilement automatisable.


 

METIERS INFORMATISES 2030
 

Un processus de « destruction créatrice »

 Vu comme ça notre avenir parait vite réglé et peut s’attendre à « une croissance insoutenable du niveau de chômage en France ».

Sauf que, selon les prédictions de Roland Berger, la digitalisation de l’économie est un « processus de destruction créatrice » – chère à Joseph Schumpeter – qui va stimuler la croissance de nouveaux emplois.

Ils ne compenseront pas totalement les pertes mais de nouveaux secteurs dynamiques vont émerger.

Quatre grands domaines se dessinent et profiteront alors de la révolution digitale : l’environnement, la performance des entreprises, la relation client et les nouvelles technologies en elles-mêmes.

Mais les cartes de notre économie seront tout de même bien rebattues avec un risque réel de déstabilisation sociale et géographique. Préparez-vous dès maintenant pour la robolution française !

Montage photo : Grégory Lesage   Source 2015 : http://www.blog-emploi.com/3-millions-emplois-menaces-digitalisation/



 INFORMATIQUE bandeau

 

Un test disponible en ligne

A partir des données de l’Université d’Oxford, le site Planet Money a imaginé un petit moteur de recherche disponible en ligne (en anglais mais facilement compréhensible).

Il suffit de sélectionner votre secteur d’activité puis votre fonction précise vous obtiendrez alors le résultat : plus il est proche des 100%, plus il y a de chances pour que vous soyez remplacé par un robot dans les 20 années à venir. Et à l’inverse, un taux très faible indique un métier peu menacé par la robotisation du travail.


Par défaut le moteur de recherche affiche l’un des métiers le plus menacé, celui de bibliothécaire qui a 97,6% de chances (ou plutôt de malchance) de disparaître à moyen terme. La palme revient au métier de télémarketeur qui a 99% de ne plus exister dans un futur proche…

L’algorithme fonctionne en suivant 9 traits spécifiques à chaque métier pour déterminer le résultat. Par exemple, si vous devez interagir avec d’autres humains, si vous êtes amenés à négocier avec des personnes cela joue forcément sur le remplacement possible de votre job par une intelligence artificielle. Maintenant vous ne pouviez plus dire que vous n’étiez pas au courant ! 
Faites le test (en anglais) 

Source  2015:
http://www.blog-emploi.com/test-remplacement-robot/


L’emploi en 2022 : top 10 des jobs du futur

 
JOBS FUTUR 2020
 

Après avoir vu quels métiers allaient sans doute disparaître dans les 25 prochaines années, voici une nouvelle infographie (en anglais) sur les dix jobs qui compteront dans un futur proche, à l’horizon 2022.

Ce n’est pas de la science-fiction mais une projection réalisée par College Atlas, un site américain d’information sur l’orientation des jeunes.
Les chiffres sur les salaires et le nombre de poste à pourvoir d’ici 10 ans concernent évidemment le marché de l’emploi aux Etats-Unis et sont à prendre avec des pincettes.
http://www.collegeatlas.org/

Mais ils donnent tout de même une tendance intéressante sur les professions où il y aura plus d’embauches à moyen terme.

Certains de ces métiers du futur sont plus spécifiquement développés outre-Atlantique, voici comment on pourrait les traduire pour qu’ils soient plus parlants et les classer en fonction du nombre de postes qu’ils représenteront.

1. Entrepreneurs
Selon College Atlas, 2 travailleurs américains sur 5 seront entrepreneurs en 2022. En France aussi seront-nous tous travailleurs indépendants ?

2. Infirmiers
Avec le vieillissement de la population, les besoins en professionnels de santé vont devenir de plus en plus importants.

3. Responsable administratif et financier
Etroitement associés à la direction des entreprises ces responsables de la conduite stratégique vont prendre encore plus de responsabilités.

4. Comptables et auditeurs
Les spécialistes de la finance, de l’audit et de la compta sont toujours très prisés, y compris en période de crise. Ça ne devrait pas trop changer d’ici 2022.

5. Analyste marketing
Voilà un métier qui va prendre de l’importance avec le boom du big data. Il faudra bien quelqu’un qui traite toutes ces données pour mieux les exploiter !

6. Analyste en systèmes informatiques
Chargé d’intégrer les dernières technologies au système de l’entreprise qui l’emploie, l’analyste informatique a encore de beaux jours devant lui !

7. Conseillers, coachs et thérapeutes
La prise en compte des problèmes psychologiques par les compagnies d’assurance devraient donner du travail à pas mal de professionnels !

8. Chercheurs
Les scientifiques spécialisés dans la recherche médicale ou les technologies devraient être recherchés par le secteur public.

9. Spécialistes de l’environnement
D’ici une dizaine d’années les gouvernements auront compris que la protection de l’environnement et de ses ressources est très important (on peut toujours rêver !). Une bonne nouvelle pour la planète et les scientifiques qui nous alertent depuis des années.

10. Vétérinaires
En 2022, les animaux de compagnie seront considérés comme de véritables membres à part entière de la famille et soignés comme tels. C’est d’ailleurs un peu le cas déjà…

Dossier réalisé par Myriam KISS. Anild 07/2015 - Source : FmR    http://www.blog-emploi.com/top-10-jobs-du-futur/



INTELLIGENCE ARTIFICIELLE

C'est à PARIS que Facebook ouvre son premier centre de recherche sur l'Intelligence Artificielle (AI).
 

Placé sous la direction du Français Yann LeCun, le laboratoire rassemblera 25 à 30 chercheurs : une reconnaissance de l'expertise française dans ce domaine.


CERVEAU favcebook 2015
 

Au 1er trimestre 2015, le réseau social a investi 1 milliard de dollars en R&D, soit près du tiers de son CA. Objectif : devenir leader de l'apprentissage en profondeur grâce auquel les machines peuvent apprendre d'elles-mêmes.

Avec des chercheurs de premier plan, des salaires inférieurs à ceux de la Silicon Valley et des dispositifs d'aides incitatifs, la France est une destination privilégiée pour les laboratoires de recherche technologique.
 
Six personnes ont d'ores et déjà été recrutées pour le bureau parisien.
L'équipe dédiée à l'intelligence artificielle chez Facebook comptait jusqu'alors une quarantaine de chercheurs, répartis entre deux bureaux à Menlo Park, au siège du réseau social, et à New York. Parmi eux figurent déjà un grand nombre de Français.

Les universités et grandes écoles françaises sont connues pour former des chercheurs de premier plan en intelligence artificielle.

Une des dernières recrues est Léon Bottou, diplômé de l'école Polytechnique en 1987, ancien de Microsoft Research. «Nous avons choisi Paris pour notre centre européen en raison de la concentration de talents en recherche informatique et en intelligence artificielle», affirme Yann LeCun.

Un accord avec l'Inria est en préparation.

Compétition internationale : Facebook est pressé car il n'est pas seul. Les groupes high-tech se livrent depuis quelques mois à une compétition féroce. Google, Microsoft, Amazon, Baidu, Alibaba et même Snapchat cherchent eux aussi à tirer profit de la masse de données qui transitent par leurs réseaux.

Ils ont ouvert des unités de recherche sur l'intelligence artificielle, et se disputent les meilleurs chercheurs. «Nous avons embauché tous les gens avec un peu d'expertise, il faut attendre maintenant la prochaine génération de chercheurs», explique Yann LeCun.  
Source du 3/06/201- pour lire la suite
 http://www.lefigaro.fr/secteur/high-tech

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Actualité : Lundi 8 juin 2015

Aéronautique.
Airbus se lance dans la fusée réutilisable

Le groupe européen répond à l’Américain Space X en envisageant de faire redescendre sur Terre les parties les plus chères du lanceur.
L’idée de réutiliser un lanceur de fusée n'est pas nouvelle. Elle est déjà expérimentée par les Américains de Space X, dans le but d'abaisser les coûts de lancement.  
Depuis janvier 2015, la société américaine du milliardaire Elon Musk a, par deux fois, tenté de faire revenir le premier étage d’une fusée Falcon 9 sur une barge dans l’Atlantique.
Airbus est entré dans la course, samedi 6 juin 2015, en présentant ses propres concepts de lanceurs spatiaux réutilisables.

Une équipe d’ingénieurs planche secrètement sur ce projet dans un hangar des Mureaux, en région parisienne, depuis 2010.

Airbus développe deux concepts... Pour lire la suite : http://www.entreprises.ouest-france.fr/article/

 
France drapeau Levres
 
 
Meubles maison en impression 3D
Une réalité et de nouveaux horizons se dessinent...

Les meubles fabriquées en impression 3D, on en parle depuis quelques années... mais on ne les voit guère poindre encore beaucoup en France. Trop long, trop coûteux...

Pourtant, la jeune firme française DRAWN s'est lancée avec courage.

Fondée par l'ingénieur Sylvain Charpiot avec le designer Samuel Javelle, elle présente une série d'objets en plastiques sortis d'une imprimante 3D
taille maxi de leur cru, montée sur un bras de robot : tabouret, étagère, vase ...

Petit avantage : les couleurs sont personnalisables. Inconvénient : le procédé de fabrication choisi n'autorise que des formes grossières...  Pour en savoir plus :
http://www.drawn.fr/

 

PARTENAIRES Puzzle

Jean Pisani-Ferry revient sur les grands axes

de son rapport « la France dans 10 ans »

Commandé à l’été 2013 après un séminaire gouvernemental, le rapport consacré à la France de demain a été remis le 25 juin 2014 au gouvernement de François Hollande.

Ce rapport se veut une analyse des enjeux essentiels auxquels la société française doit répondre et de leurs implications.

Quels sont les enjeux ?

Lors de la préparation de ce projet, 5 enjeux essentiels pour la France de demain ont été identifiés : l’avenir du modèle de production, la réforme de notre modèle social, la soutenabilité de notre modèle de croissance, les mutations de la société française et le projet européen.

 

Le rapport a pour ambition que la France en 2025 soit :

  • parmi les 10 pays de l’OCDE où l’on vit le mieux,

  • dans le premier tiers des pays européens pour l’emploi,

  • dans le groupe des pays européens leaders pour l’innovation,

  • dans le premier tiers des pays de l’OCDE pour la confiance en autrui.


Quels sont les objectifs ?
 

Le rapport « Quelle France dans dix ans ?" Les chantiers de la décennie » définit les contours de ce que pourrait être notre pays en 2025.

Il propose huit objectifs centraux qui dessinent une perspective à dix ans. À chaque objectif sont associés des indicateurs chiffrés, 33 au total répartis dans les 9 objectifs :

  • 1. Une démocratie de la confiance

Il s’agit là de faire en sorte notamment que les Français reprennent confiance en l’avenir et les institutions. L’un des indicateurs chiffrés préconise notamment d’atteindre 70% de participation aux élections législatives par exemple.

Dissiper le malaise de la société française et reconstruire un vivre ensemble apaisé impose de faire vivre autrement la démocratie.

Pour répondre à la diversité des aspirations et de la société, il faut des institutions fortes et rénovées pour produire de l’appartenance et assurer l’égalité effective.

Cela suppose de :

  • Réconcilier les français avec la démocratie

  • Promouvoir l’engagement citoyen et social

Pour prendre connaissance de l’ensemble des infographies/ indicateurs chiffrés :
http://www.strategie.gouv.fr/blog/le-rapport-france-dans-10-ans/

 



DEMOCRATIE Confiance

 
  •  2. Une égalité républicaine effective

Pour que l’égalité des chances soit une réalité, le rapport mise sur l’éducation et préconise de diviser par 3 le nombre de décrocheurs et les enfants ne maîtrisant pas le français et de diviser par deux l’illettrisme chez les adultes. Il propose aussi de doubler la proportion des métiers mixtes et de faire baisser les discriminations.

  • 3. Un Etat entreprenant et économe

Le rapport souligne le besoin de l’Etat d’être réformé et souhaite que la gestion de la fonction publique soit plus efficace et plus ouverte à tous les talents. Un des indicateurs propose d’atteindre un taux de 90% des citoyens utilisant internet dans leur relation avec l’administration.

  • 4. Un développement responsable

Les priorités identifiées pour cet objectif sont de ramener la dette publique à 75% du PIB, de réduire de 49% la part des dépenses publiques dans le PIB et de réduire de 30% les émissions nationales de gaz à effet de serre et de moitié la progression de l’artificialisation du territoire.

  • 5. Une société décloisonnée et ouverte sur le monde

La prospérité de la France passe par un décloisonnement de la société. De nouvelles mobilités sont à construire pour les jeunes et les entreprises, selon le rapport. Il est proposé par exemple de doubler le nombre de jeunes Français ayant séjourné à l’étranger pour leur études et d’accueillir 200 000 étudiants étrangers de plus.

  • 6. Une économie du mouvement

Pour une économie dynamique, l’objectif est de miser sur les compétences en investissant dans l’éducation et la formation et de soutenir l’innovation. Le rapport suggère aussi de créer un environnement favorable à la croissance des entreprises et à leur financement.

  • 7. Un modèle social lisible et inclusif

Afin de préserver les sécurités collectives, le rapport souligne l’importance de revoir en profondeur le modèle social et préconise de reconstruire le plein emploi et d’améliorer la qualité du travail. Les politiques sociales doivent être simplifiées et personnalisées.

Le rapport souligne le besoin de réorienter la politique du logement pour en baisser le coût et suggère de réduire de 30% le prix des logements (en euros constants).

  • 8. Une Europe force d’entraînement

Affaiblie par la crise, l’Europe doit se réinventer pour redevenir un pôle de prospérité et d’emploi, souligne le rapport.

  • Une démarche participative

Le rapport établi par France stratégie est le fruit de quatre mois d’échanges et de débats avec plus de 2 000 participants et plus de 700 contributeurs.

Le rapport est venu nourrir l’ouverture de la troisième Grande Conférence sociale des 7 et 8 juillet 2014.

Plusieurs chantiers pourront bénéficier de ces analyses, comme ceux de la réforme de l’Etat ou de la lutte contre le décrochage scolaire, enjeux déterminants pour l’avenir de notre pays.

Source du 9/7/2014 :
Pour prendre connaissance de l’ensemble des infographies/ indicateurs  des 9 objectifs centraux :

http://www.gouvernement.fr/premier-ministre/les-8-ambitions-pour-la-france-en-2025

http://www.strategie.gouv.fr/blog/le-rapport-france-dans-10-ans/

http://www.strategie.gouv.fr/blog/2014/06/fr10a-democratie-confiance/



















































































































































































































































































































































































































 

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