

"En dix ans, beaucoup de pays ont su se redresser.
Nous-mêmes avons su le faire dans le passé.
Nous le devons à notre jeunesse"
Jean Pisani-Ferry
Il faudrait oser reconnaître l'excellence des chercheurs français
Le travail du futur
Comment travaillerons-nous dans le futur ? D’ici 20 ou 30 ans, de nouveaux métiers seront nés, d’autres auront disparu. Comment se préparer aux innovations, les robots feront-ils tout à notre place ?
Ce dossier prospectif vous aidera à mieux anticiper votre avenir professionnel.
Allez-vous être remplacé par un robot ? Faites le test !

Le remplacement des humains par des robots alimente beaucoup de fantasmes. Dans les années à venir, le phénomène de la « computerisation » risque en effet de faire disparaître de nombreux métiers, en particulier ceux qui comptent le plus de tâches répétitives. Au contraire des jobs les plus créatifs qui auront toujours de l’avenir.
L’enquête de référence sur ce sujet a été réalisée par deux chercheurs de l’Université d’Oxford, Carl Benedikt Frey et Michael A. Osborne. En compilant de nombreuses données ils ont dressé un classement de 700 métiers pour déterminer lesquels avaient le plus de chances d’être automatisés.
Nous vous avions déjà parlé des 10 métiers les plus menacés et du phénomène de robolution qui menacerait 3 millions d’emplois en France. Un nouvel outil est disponible pour savoir si une boite de conserve va vous piquer votre emploi.
La voiture sans chauffeur va détruire des millions d’emplois d’ici 2025
On parle souvent des robots qui risquent de remplacer une bonne partie de la main d’œuvre dans les années à…
Plus votre métier est créatif, moins les robots risquent de vous le piquer

Le remplacement des travailleurs par des robots c’est la nouvelle angoisse du début du 21ème siècle. La « computerisation » menace en…
Que se passe-t-il si on embauche des drones à la place des humains ?

Depuis quelques semaines il se passe des choses bizarres. Des drones survolent des sites sensibles, on se demande qui peut bien les piloter et surtout dans quel but ?
A tel point qu’on parler de réglementer l’usage des ces robots télécommandés qui envahissent de plus en plus notre espace aérien.
Mais vous n’avez encore rien vu, que se passerait-il si on embauchait des drones à la place des humains ? Est-ce que la vie de bureau serait plus fun ? Pas sûr. Voici à quoi ça pourrait ressembler.
Dans une vidéo l’agence MRY s’est amusée à imaginer nos encombrants « collègues » du futur télécommandés. A la machine à café, en réunion ou dans les couloirs, c’est un peu la foire du drone.
Source 2015 : http://www.blog-emploi.com Via Design Taxi
9 scénarios pour le marché de l’emploi de demain

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Projetons-nous un peu dans le futur et sortons la boule de cristal. A quoi va ressembler le marché de l’emploi de demain ? Pas évident à deviner même si certaines tendances de fond commencent à en dessiner les contours.
Voici 9 scenarii qui pourraient bien se réaliser, à plus ou moins long terme, et surtout, comment s’y préparer.

1. La fin programmée du CDI
Evidemment, d’autres voies apparaîtront sans doute, nous ne sommes pas non plus à l’abri de surprises. Et puis la prospective n’est pas une science exacte, mais nous avons intérêt à nous préparer dès maintenant à ces révolutions pour anticiper leurs impacts sur nos carrières.
Une société suédoise implante une puce sous la peau de ses employés
En Suède, la société Epicenter a décidé d’implanter une puce dans la main de ses employés. Pas pour les surveiller,…Les robots au travail : faut-il en avoir peur ?

Les robots sont partout : présents dans votre voiture, au coeur de votre téléphone, dans les ordinateurs…
Il ne leur manque même plus la parole, puisqu’il est possible de dialoguer avec eux et leur poser des questions. La « robolution » est-elle une menace pour l’emploi, seront-nous remplacés ou même recrutés par des robots à l’avenir ?
Il y a de quoi inquiéter même l’astrophysicien britannique Stephen Hawking qui a déclaré récemment que l’intelligence artificielle pourrait tout simplement « mettre fin à l’humanité ».
En attendant, faut-il avoir peur de l’arrivée des robots et des algorithmes dans le monde du travail ?
Pour le savoir nous avons posé la question à Jean-Baptiste Audrerie, psychologue organisationnel et directeur Marketing de SPB. Titulaire d’un MBA pour exécutifs de Paris Dauphine, il s’intéresse à l’avenir du recrutement, notamment sur son blog Futurs Talents.
Pour ce Français installé au Québec depuis 9 ans, si certains scénarios de robotisation extrême du recrutement et du marché du travail semblent inévitables, rien ne sert d’avoir peur des robots. A condition de miser sur ce qui fait notre valeur ajoutée en tant qu’humains et ne pas vouloir se placer en compétition avec les machines.

Des robots de filtres de candidatures existent déjà et sont utilisés au quotidien par les RH.
La rationalité limitée du recruteur humain est tout aussi préjudiciable qu’une clé algorithmique qui n’est pas correctement paramétrée. C’est un débat qui risque de durer longtemps.
Mais dans le recrutement de masse, il y a autant d’erreurs humaines que d’erreurs liées à la mauvaise programmation d’un algorithme.
Je pense que les systèmes de gestion de candidature comme LinkedIn, ou les fournisseurs SIRH de gestion des Ressources Humaines, vont inclure ces outils dès qu’ils seront disponibles.
L’art du recrutement consistera alors en partie à mobiliser et programmer finement ces outils pour aider les ressources humaines.

La division du travail a toujours existé, elle persiste encore aujourd’hui avec par exemple l’utilisation de la main d’oeuvre bon marché de certaines zones géographiques pour faire des tâches subalternes. Les robots vont parvenir à prendre en main certaines tâches, c’est évident. Mais ils ont aussi un coût.
Il va falloir calculer à partir de quand un robot est plus rentable et à partir de quand il apporte une valeur ajoutée, dans quel cas il évite certains risques que l’humain n’est plus capable d’assumer. Ça va commencer par petits morceaux, mais il est certain que la robotisation va amener une nouvelle division du travail et une requalification complète du rôle de l’humain.

Oui, c’est vraiment utile pour de la présélection de masse, mais aussi lors des premiers entretiens. La reconnaissance faciale et vocale pourrait aussi agréger un certain nombre d’information lors d’entrevues de sélection menées par des avatars. Il restera au recruteur énormément de paramètres » sensibles » pour décider où et quand il affectera tel ou tel candidat.
Les éléments d’agrégation et de sourcing existent déjà eux-aussi, il ne reste plus qu’à les intégrer encore plus dans le processus.

Interlude vidéo :
la valse des robots chez Amazon
La valse des robots chez Amazon par RegionsJob

Il y a un risque effectivement c’est pourquoi il faut aider cette partie de la population à rester dans un marché de l’emploi qui valorise l’autonomie, les capacités d’apprentissage rapides. Tout le monde n’a pas les capacités pour évoluer vers cette disposition d’esprit. Mais en même temps, le fractionnement et l’hyper spécialisation peuvent permettre rapidement d’embarquer dans ces nouvelles technologies. Il est possible de faire un saut juste avec une petite formation complémentaire.
On le voit aux Etats-Unis avec des emplois très en demande qui n’ont pas besoin de qualifications élevées. C’est le côté merveilleux des changements technologiques rapides. 42% des métiers seront potentiellement impactés par les nouvelles technologies, nous indique Oxford School Institute dans son étude de 2013 sur l’impact technologique sur le marché du travail.
Le changement sera brutal ou subtil et certaines personnes risquent d’être mises de côté. C’est un projet éducatif de société où il y aura tout de même beaucoup d’opportunités. On doit s’y préparer dès maintenant pour ne pas subir cette révolution. Voir aussi le blog Futurs Talents de Jean-Baptiste Audrerie
Crédit photo : Robot vintage - Shutterstock.com Source : http://www.blog-emploi.com

Portrait-robot de l’ingénieur en 2030
Comment vont évoluer nos professions dans les années à venir, quelles compétences seront indispensables aux professionnels de demain, comment se former dès à présent aux technologies du futur ? Pour anticiper ces changements, l’institut Mines-Telecom s’est demandé à quoi pourrait ressembler l’ingénieur à la française dans les années à venir.
Car le métier d’ingénieur et les écoles qui forment nos élites technos sont confrontés à des révolutions rapides : la mondialisation, la numérisation, la transition énergétique, les progrès de la science et de la médecine…
Après avoir vu qui sont les femmes ingénieurs aujourd’hui, projetons-nous dans le futur du métier d’ingénieur.
Vers le règne de l’ingénieur-entrepreneur ?
L’ingénieur, comme d’autres experts, va devoir s’adapter et se transformer en « Ingénieur entrepreneur ».
En 2030, l’ingénieur nouveau « n’est plus l’homme de laboratoire qui a fait la découverte magique et déposé un brevet, mais celui qui est capable de transférer à son client tout le pouvoir que peut donner l’avance technologique, celui qui a l’empathie client ».
L’ingénieur du futur sera aussi celui qui aura intégré de nouvelles méthodes de travail et qui saura partager son savoir. La nouvelle ère de travail dans lequel l’ingénieur va évoluer dans les prochaines décennies sera celle du travail collaboratif choisi, explique l’Institut des Mines-Telecom dans son portrait de l’ingénieur en 2030.
Les ingénieurs devront donc cultiver l’horizontalité du savoir, partager pour mieux régner en somme.
5 nouveaux champs de compétences à cultiver
Les ingénieurs de demain devront enfin miser sur des compétences transversales.
L’étude en identifie cinq principales.

Pas seulement « des technologues de très haut niveau »
Les ingénieurs de demain, comme ceux d’aujourd’hui, seront donc de « grands experts technologiques, des maîtres de l’état de l’art. (…) Non des techniciens, mais des technologues de très haut niveau dotés d’une grande puissance conceptuelle ».
A cette expertise scientifique et technique ils devront également s’ouvrir à d’autres champs de compétences plus comportementales : « Le relationnel, l’art collaboratif, la capacité à savoir utiliser les talents des autres » feront partie intégrante du métier de l’ingénieur en 2030.
Portrait de l’ingénieur 2030 from Institut Mines-Télécom on Vimeo. Lire l'enquête sur le site de Mines-Telecom
Source 2015 : http://www.blog-emploi.com/ingenieurs-2030-mines-telecom/
25% des Français seraient prêts à travailler sur une autre planète

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Est-ce le succès de films comme Interstellar ou Gravity ou les récentes aventures du robot Philae sur la comète Tchourioumov-Guérassimenko qui donnent aux Français des envies d’aller voir ailleurs ?
Toujours est-il que selon un rapport très sérieux de Cisco, le leader mondial des technologies de l’information, un quart des Français seraient prêts à aller travailler sur Mars, ou sur une autre planète « si leur entreprise y ouvrait une filiale ».
D’ailleurs 25% des personnes interrogées dans le monde seraient tout aussi prêts à quitter la terre pour de nouveaux horizons professionnels, ce qui laisse quand même planer un doute sur la crédibilité statistique de cette enquête.
Non mais allô Houston !
L’éventualité de partir travailler sur une autre planète paraît peu plausible pour le moment, à moins d’être astronaute. C’est une façon détournée d’illustrer comment les technologies transforment nos manières de travailler.

L’étude Cisco Connected World Report révèle ainsi que 25% des salariés interrogés ont déjà la possibilité de travailler loin de leur bureau. Pas forcément aussi loin que la lune ou la planète rouge, mais déjà télétravailler depuis leur domicile. Pour deux tiers des sondés, le travail mobile est aussi un facteur d’attractivité.
Une entreprise qui proposerait des conditions de travail flexibles apparaît dès lors beaucoup plus séduisante. " Une entreprise adoptant un modèle de travail flexible, mobile et à distance dispose d’un avantage concurrentiel par rapport à une entreprise qui exige que ses salariés soient présents chaque jour de 9h à 17h″ ajoute Cisco dans son enquête.
Les outils mobiles qui permettent de travailler à distance rendraient même les collaborateurs encore plus efficaces. Ce point de vue est partagé par deux tiers des salariés mais s’élève à 80% chez les professionnels des RH ! La révolution du travail mobile semble donc se confirmer.
40% des salariés disponibles 24/24 pour le travail
Et pour le futur, quel avenir se dessine pour le travail ? Selon un quart des Français, d’ici 2020 « les entreprises seront de plus en plus disséminées » (façon puzzle dans l’espace ?) et les managers « n’auront pas besoin d’être physiquement présents tous les jours auprès de leurs équipes ». Une bonne nouvelle pour celles et ceux qui souffrent d’avoir toujours leur chef sur le dos.
Mais de là à s’exiler aux confins de la galaxie et échanger uniquement par écran interposé, c’est quand même autre chose. Les autres planètes seront-elles la nouvelle frontière du monde du travail dans les décennies à venir, une étape de plus dans la recherche d’emploi ? L’enquête de Cisco ne donne pas plus de précisions.
En revanche, elle donne une autre information intéressante : 40% des Français se disent disponibles pour le travail 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24 (au niveau mondial la part grimpe à 50%).
Le signe d’un effacement de la frontière en vie professionnelle et vie personnelle ou de la volonté de travailler à tout prix ? Source 2015 : http://www.blog-emploi.com/ Voir aussi notre dossier sur le travail du futur
Crédit photos : Interstellar et Astronaut on Mars - Shutterstock.com
3 millions d’emplois menacés, le côté obscur de la robotisation

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Il était une fois la robolution… « Le remplacement de l’homme par la machine est peu à peu devenu une réalité ».
C’est ce qu’affirme le cabinet Roland Berger Strategy Consultants dans un rapport choc intitulé « Les classes moyennes face à la transformation digitale ». Dans ce document, le cabinet affirme que 42% des métiers seront automatisables d’ici 20 ans. Et ce ne sont pas uniquement des métiers manuels.
Et d’ici 2025, 3 millions d’emplois risquent d’être détruits en France par la digitalisation de l’économie. Le débat n’est pas nouveau : la robotisation de l’économie est-elle créatrice ou destructrice d’emplois ?
Dans le camp pro-robots on plaide l’équilibrage entre d’un côté les emplois qui disparaissent et ceux générés par la manne robotique. Pour preuve, les pays où le secteur de la robotique est le plus avancé (Japon, Allemagne et Etats-Unis) sont aussi ceux où le taux de chômage est le plus bas…
De l’autre côté, on s’inquiète tout de même du remplacement des hommes par les machines, avec en filigrane une peur ancestrale de l’ennemi robotisé nourrie en partie par les films de science-fiction.
Une nouvelle vague de l’automatisation
Mais aujourd’hui, nous n’en sommes plus seulement à la robotisation mais plutôt à la digitalisation de la société et de l’économie.
Dans le secteur du web et des nouvelles technologies, les entreprises digitales créent des emplois mais, selon Roland Berger, « ils ne se substitueront pas aux emplois détruits, ni en termes de niveau de compétences requis, ni en termes de position sur la chaîne de valeur, ni en termes de répartition géographique ».
Un avertissement pour la France qui a déjà raté le train de l’automatisation du secteur secondaire dans les années 90 et qui ne peut pas se permettre de louper la transformation digitale à venir.
Certaines technologies seront ainsi déterminantes pour créer de la productivité et de l’emploi dans le futur : le big data, le cloud, les objets connectés et la robotique en tant que telle notamment avec les véhicules autonomes qui vont ouvrir de nouveaux chemins de croissance pour le secteur des transports.

Les métiers de services ne seront pas épargnés
Voilà pour les bonnes nouvelles, mais il y a aussi un revers de la médaille.
La révolution digitale présente « un caractère nouveau et inattendu ». Des métiers intellectuels ou de services qu’on croyait à l’abri de toute automatisation sont à leur tour menacés. « Ce qui rend une tâche automatisable à l’heure du digital, c’est avant tout son caractère répétitif, qu’elle soit manuelle ou intellectuelle » explique le rapport de Roland Berger.
Car les robots et leurs cousins les algorithmes font déjà beaucoup mieux que nous les humains dans de nombreux domaines : le recrutement, la finance ou la médecine. Et demain pourquoi pas dans le journalisme ou le commerce ?
On prédit que d’ici quelques années un robot sera capable de remporter le prix Pulitzer et au Japon on embauche déjà des robots vendeurs. Et en ce qui concerne la santé, le robot Watson est capable d’apporter un diagnostic beaucoup plus fiable que celui des praticiens les mieux payés.
Travailler en coopération avec les robots
Roland Berger cite également des métiers comme courtier en assurance déjà menacé par la gestion de portefeuille en ligne, les logiciels prédictifs ou les sites de courtage automatisés qui comparent les offres à la vitesse de la lumière.
Beaucoup de métiers sont donc menacés de disparition pure et simple. D’autres devront travailler différemment en coopération avec les robots. C’est le cas des médecins par exemple qui devront s’adapter quand d’autres professions para-médicales comme les techniciens de laboratoire ont du souci à se faire.
Tous les métiers vont donc être marqués par une polarisation : d’un côté ceux qui se transforment, qui mutent, et de l’autre, ceux qui laissent leurs places à des robots plus efficaces.

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42% des emplois français automatisables d’ici 20 ans
Au total en se basant sur la méthodologie d’universitaires d’Oxford sur les emplois menacés par la computérisation, le cabinet Roland Berger estime que 42% des emplois français sont automatisables d’ici 20 ans.
D’après ces prévisions, c’est la classe moyenne qui risque d’être menacée de disparition.
A l’avenir si on en croit ce scénario, « la fragilisation des emplois industriels peu qualifiés se poursuivra, les bas salaires associés aux faibles niveaux de qualification seront les plus exposés » indique le rapport qui avertit aussi que des « emplois intermédiaires sont également à risque ».
Les fonctions administratives, juridiques ou d’encadrement intermédiaire dans les entreprises feraient partie de la liste des métiers facilement automatisable.

Un processus de « destruction créatrice »
Vu comme ça notre avenir parait vite réglé et peut s’attendre à « une croissance insoutenable du niveau de chômage en France ».Sauf que, selon les prédictions de Roland Berger, la digitalisation de l’économie est un « processus de destruction créatrice » – chère à Joseph Schumpeter – qui va stimuler la croissance de nouveaux emplois.
Ils ne compenseront pas totalement les pertes mais de nouveaux secteurs dynamiques vont émerger.
Quatre grands domaines se dessinent et profiteront alors de la révolution digitale : l’environnement, la performance des entreprises, la relation client et les nouvelles technologies en elles-mêmes.
Mais les cartes de notre économie seront tout de même bien rebattues avec un risque réel de déstabilisation sociale et géographique. Préparez-vous dès maintenant pour la robolution française !
Montage photo : Grégory Lesage Source 2015 : http://www.blog-emploi.com/3-millions-emplois-menaces-digitalisation/

Un test disponible en ligne
A partir des données de l’Université d’Oxford, le site Planet Money a imaginé un petit moteur de recherche disponible en ligne (en anglais mais facilement compréhensible).
Il suffit de sélectionner votre secteur d’activité puis votre fonction précise vous obtiendrez alors le résultat : plus il est proche des 100%, plus il y a de chances pour que vous soyez remplacé par un robot dans les 20 années à venir. Et à l’inverse, un taux très faible indique un métier peu menacé par la robotisation du travail.
Par défaut le moteur de recherche affiche l’un des métiers le plus menacé, celui de bibliothécaire qui a 97,6% de chances (ou plutôt de malchance) de disparaître à moyen terme. La palme revient au métier de télémarketeur qui a 99% de ne plus exister dans un futur proche…
L’algorithme fonctionne en suivant 9 traits spécifiques à chaque métier pour déterminer le résultat. Par exemple, si vous devez interagir avec d’autres humains, si vous êtes amenés à négocier avec des personnes cela joue forcément sur le remplacement possible de votre job par une intelligence artificielle. Maintenant vous ne pouviez plus dire que vous n’étiez pas au courant ! Faites le test (en anglais)
Source 2015: http://www.blog-emploi.com/test-remplacement-robot/

Après avoir vu quels métiers allaient sans doute disparaître dans les 25 prochaines années, voici une nouvelle infographie (en anglais) sur les dix jobs qui compteront dans un futur proche, à l’horizon 2022.
Ce n’est pas de la science-fiction mais une projection réalisée par College Atlas, un site américain d’information sur l’orientation des jeunes.
Les chiffres sur les salaires et le nombre de poste à pourvoir d’ici 10 ans concernent évidemment le marché de l’emploi aux Etats-Unis et sont à prendre avec des pincettes. http://www.collegeatlas.org/
Mais ils donnent tout de même une tendance intéressante sur les professions où il y aura plus d’embauches à moyen terme.
Certains de ces métiers du futur sont plus spécifiquement développés outre-Atlantique, voici comment on pourrait les traduire pour qu’ils soient plus parlants et les classer en fonction du nombre de postes qu’ils représenteront.
1. Entrepreneurs
Selon College Atlas, 2 travailleurs américains sur 5 seront entrepreneurs en 2022. En France aussi seront-nous tous travailleurs indépendants ?
2. Infirmiers
Avec le vieillissement de la population, les besoins en professionnels de santé vont devenir de plus en plus importants.
3. Responsable administratif et financier
Etroitement associés à la direction des entreprises ces responsables de la conduite stratégique vont prendre encore plus de responsabilités.
4. Comptables et auditeurs
Les spécialistes de la finance, de l’audit et de la compta sont toujours très prisés, y compris en période de crise. Ça ne devrait pas trop changer d’ici 2022.
5. Analyste marketing
Voilà un métier qui va prendre de l’importance avec le boom du big data. Il faudra bien quelqu’un qui traite toutes ces données pour mieux les exploiter !
6. Analyste en systèmes informatiques
Chargé d’intégrer les dernières technologies au système de l’entreprise qui l’emploie, l’analyste informatique a encore de beaux jours devant lui !
7. Conseillers, coachs et thérapeutes
La prise en compte des problèmes psychologiques par les compagnies d’assurance devraient donner du travail à pas mal de professionnels !
8. Chercheurs
Les scientifiques spécialisés dans la recherche médicale ou les technologies devraient être recherchés par le secteur public.
9. Spécialistes de l’environnement
D’ici une dizaine d’années les gouvernements auront compris que la protection de l’environnement et de ses ressources est très important (on peut toujours rêver !). Une bonne nouvelle pour la planète et les scientifiques qui nous alertent depuis des années.
10. Vétérinaires
En 2022, les animaux de compagnie seront considérés comme de véritables membres à part entière de la famille et soignés comme tels. C’est d’ailleurs un peu le cas déjà…
Dossier réalisé par Myriam KISS. Anild 07/2015 - Source : FmR http://www.blog-emploi.com/top-10-jobs-du-futur/
INTELLIGENCE ARTIFICIELLE
C'est à PARIS que Facebook ouvre son premier centre de recherche sur l'Intelligence Artificielle (AI).
Placé sous la direction du Français Yann LeCun, le laboratoire rassemblera 25 à 30 chercheurs : une reconnaissance de l'expertise française dans ce domaine.

Au 1er trimestre 2015, le réseau social a investi 1 milliard de dollars en R&D, soit près du tiers de son CA. Objectif : devenir leader de l'apprentissage en profondeur grâce auquel les machines peuvent apprendre d'elles-mêmes.
Avec des chercheurs de premier plan, des salaires inférieurs à ceux de la Silicon Valley et des dispositifs d'aides incitatifs, la France est une destination privilégiée pour les laboratoires de recherche technologique.
Six personnes ont d'ores et déjà été recrutées pour le bureau parisien. L'équipe dédiée à l'intelligence artificielle chez Facebook comptait jusqu'alors une quarantaine de chercheurs, répartis entre deux bureaux à Menlo Park, au siège du réseau social, et à New York. Parmi eux figurent déjà un grand nombre de Français.
Les universités et grandes écoles françaises sont connues pour former des chercheurs de premier plan en intelligence artificielle.
Une des dernières recrues est Léon Bottou, diplômé de l'école Polytechnique en 1987, ancien de Microsoft Research. «Nous avons choisi Paris pour notre centre européen en raison de la concentration de talents en recherche informatique et en intelligence artificielle», affirme Yann LeCun.
Un accord avec l'Inria est en préparation.
Compétition internationale : Facebook est pressé car il n'est pas seul. Les groupes high-tech se livrent depuis quelques mois à une compétition féroce. Google, Microsoft, Amazon, Baidu, Alibaba et même Snapchat cherchent eux aussi à tirer profit de la masse de données qui transitent par leurs réseaux.
Ils ont ouvert des unités de recherche sur l'intelligence artificielle, et se disputent les meilleurs chercheurs. «Nous avons embauché tous les gens avec un peu d'expertise, il faut attendre maintenant la prochaine génération de chercheurs», explique Yann LeCun.
Source du 3/06/201- pour lire la suite http://www.lefigaro.fr/secteur/high-tech
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Commandé à l’été 2013 après un séminaire gouvernemental, le rapport consacré à la France de demain a été remis le 25 juin 2014 au gouvernement de François Hollande.
Ce rapport se veut une analyse des enjeux essentiels auxquels la société française doit répondre et de leurs implications.
Quels sont les enjeux ?
Lors de la préparation de ce projet, 5 enjeux essentiels pour la France de demain ont été identifiés : l’avenir du modèle de production, la réforme de notre modèle social, la soutenabilité de notre modèle de croissance, les mutations de la société française et le projet européen.
Le rapport a pour ambition que la France en 2025 soit :
parmi les 10 pays de l’OCDE où l’on vit le mieux,
dans le premier tiers des pays européens pour l’emploi,
dans le groupe des pays européens leaders pour l’innovation,
dans le premier tiers des pays de l’OCDE pour la confiance en autrui.
Quels sont les objectifs ?
Le rapport « Quelle France dans dix ans ?" Les chantiers de la décennie » définit les contours de ce que pourrait être notre pays en 2025.
Il propose huit objectifs centraux qui dessinent une perspective à dix ans. À chaque objectif sont associés des indicateurs chiffrés, 33 au total répartis dans les 9 objectifs :
1. Une démocratie de la confiance
Il s’agit là de faire en sorte notamment que les Français reprennent confiance en l’avenir et les institutions. L’un des indicateurs chiffrés préconise notamment d’atteindre 70% de participation aux élections législatives par exemple.
Dissiper le malaise de la société française et reconstruire un vivre ensemble apaisé impose de faire vivre autrement la démocratie.
Pour répondre à la diversité des aspirations et de la société, il faut des institutions fortes et rénovées pour produire de l’appartenance et assurer l’égalité effective.
Cela suppose de :
Réconcilier les français avec la démocratie
Promouvoir l’engagement citoyen et social
Pour prendre connaissance de l’ensemble des infographies/ indicateurs chiffrés :
http://www.strategie.gouv.fr/blog/le-rapport-france-dans-10-ans/

Pour que l’égalité des chances soit une réalité, le rapport mise sur l’éducation et préconise de diviser par 3 le nombre de décrocheurs et les enfants ne maîtrisant pas le français et de diviser par deux l’illettrisme chez les adultes. Il propose aussi de doubler la proportion des métiers mixtes et de faire baisser les discriminations.
3. Un Etat entreprenant et économe
Le rapport souligne le besoin de l’Etat d’être réformé et souhaite que la gestion de la fonction publique soit plus efficace et plus ouverte à tous les talents. Un des indicateurs propose d’atteindre un taux de 90% des citoyens utilisant internet dans leur relation avec l’administration.
4. Un développement responsable
Les priorités identifiées pour cet objectif sont de ramener la dette publique à 75% du PIB, de réduire de 49% la part des dépenses publiques dans le PIB et de réduire de 30% les émissions nationales de gaz à effet de serre et de moitié la progression de l’artificialisation du territoire.
5. Une société décloisonnée et ouverte sur le monde
La prospérité de la France passe par un décloisonnement de la société. De nouvelles mobilités sont à construire pour les jeunes et les entreprises, selon le rapport. Il est proposé par exemple de doubler le nombre de jeunes Français ayant séjourné à l’étranger pour leur études et d’accueillir 200 000 étudiants étrangers de plus.
6. Une économie du mouvement
Pour une économie dynamique, l’objectif est de miser sur les compétences en investissant dans l’éducation et la formation et de soutenir l’innovation. Le rapport suggère aussi de créer un environnement favorable à la croissance des entreprises et à leur financement.
7. Un modèle social lisible et inclusif
Afin de préserver les sécurités collectives, le rapport souligne l’importance de revoir en profondeur le modèle social et préconise de reconstruire le plein emploi et d’améliorer la qualité du travail. Les politiques sociales doivent être simplifiées et personnalisées.
Le rapport souligne le besoin de réorienter la politique du logement pour en baisser le coût et suggère de réduire de 30% le prix des logements (en euros constants).
8. Une Europe force d’entraînement
Affaiblie par la crise, l’Europe doit se réinventer pour redevenir un pôle de prospérité et d’emploi, souligne le rapport.
Une démarche participative
Le rapport établi par France stratégie est le fruit de quatre mois d’échanges et de débats avec plus de 2 000 participants et plus de 700 contributeurs.
Le rapport est venu nourrir l’ouverture de la troisième Grande Conférence sociale des 7 et 8 juillet 2014.
Plusieurs chantiers pourront bénéficier de ces analyses, comme ceux de la réforme de l’Etat ou de la lutte contre le décrochage scolaire, enjeux déterminants pour l’avenir de notre pays.
http://www.gouvernement.fr/premier-ministre/les-8-ambitions-pour-la-france-en-2025
http://www.strategie.gouv.fr/blog/le-rapport-france-dans-10-ans/
http://www.strategie.gouv.fr/blog/2014/06/fr10a-democratie-confiance/