LE LANGAGE en ENTREPRISE

Cap ANGLAIS  DEFINITION du WEB
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Parlez-vous l'anglais d'entreprise ?

 "Envoie-moi ton rapport "asap", après je fais un reporting avec le management". Késako ?
L'exception française étant sans limite, au travail il est de bon ton d'employer des mots... anglais.
 
Mais "french accent" oblige, leur emploi est souvent cocasse.

Pour le fun, voici un un abécédaire, non-exhaustif, du vocabulaire anglais à manier entre collègues. Un "must have" pour bien s'intégrer !

Pour les débutants

Une première liste, à prendre comme un kit de survie si vous n'avez aucune notion d'Anglais ou avez déserté le monde du travail pendant des années.

Asap "As soon as possible", comprendre aussi vite que possible. Attention, pour ne pas passer pour le dernier des ploucs, toujours l'employer en abrégé !

Benchmark, étude et analyse des techniques de gestion, d'organisation. Il peut se traduire par étalonnage. En général, un benchmark sera commandité pour améliorer la performance d'une entreprise. Si vous pointez un problème dans votre travail, vous pouvez suggérer un benchmark pour améliorer son organisation.

Brainstorming, littéralement une "tempête du cerveau" mais "se creuser les méninges" aura plus de sens. Il s'agit tout simplement de se réunir et de réfléchir à plusieurs. Si vous êtes à court d'idée, vous pouvez donc proposer un brainstorming.

Check-tes-mails, ou vérifie tes courriels. A dire sur un ton pressant lorsqu'un de vos collègues n'a pas eu vent d'une information pourtant diffusée sur la messagerie interne de l'entreprise.

Confcall, un abrégé de conférence call. Là encore, rien de bien novateur, il s'agit simplement d'une conférence téléphonique. Mais en Anglais ça paraît plus performant, non ?

Deadline, certainement un des mots préférés des milieux de la presse et de la communication. Il s'agit de la date limite à laquelle rendre votre dossier, votre article, etc.

Debriefing, si votre patron vous appelle pour un "débriefing" vous pouvez craindre le pire. Généralement, vous avez fauté et il cherche à comprendre pourquoi. Entre collègues, il s'agira de faire un point lors d'une réunion. En résumé, c'est un sale quart d'heure à passer ou un long moment d'ennui.

Manager, ni plus ni moins "gérer". A noter que d'après l'Oxford English Dictionnary, le management découlerait du vieux Français "mesnager", signifiant gérer les affaires du ménage (Source Wikipédia). Maintenant, vous pourrez dire que vous avez passé votre journée à manager les enfants, la maison...C'est plus classe que père ou mère au foyer !

Process, comme son nom l'indique, ou presque, c'est le processus de mise en oeuvre d'un projet, d'un produit. Lorsque vos collègues vous disent qu'ils feront un retour sur le process à mettre en oeuvre, hochez la tête d'un air convenu.

Reporting, ou compte-rendu. Encore une fois, le dire en Anglais semble donner plus de poids au document que vous allez écrire ou finir par lire.

Rewriting, action de réécrire un texte, en règle générale pour l'améliorer. Plus souvent utilisé dans la communication et/ou le journalisme.

 
CERCLES de couleur
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Pour les experts

Une liste un peu plus poussée, si vous voulez vraiment en mettre plein la vue à vos collègues.

Annual-review, ce n'est rien d'autre que votre entretien annuel, celui ou vous tentez de négocier une hausse de salaire ou encore définissez les objectifs à venir

Business line, ou secteur d'activités. Par exemple un boursicoteur pourra suivre le "Petrol business line".

Chart, on serait tenté de le traduire par notre fameux camembert, mais un chart est plus généralement un diagramme. "On peut voir sur le chart que les cours de l'or s'effondrent", par exemple.

Cruncher, de crunch : croquer, craquer. Les adeptes des statistiques ont transformé ce verbe anglais en verbe français. Il signifie alors analyser et compiler des idées.

Feedback, retour. "Je lis ton reporting et je te fais un feedback".

Forward, faire suivre. "Envoie moi tes charts, je les forward au boss". Généralement, l'action s'exécute par mail. Pour ceux qui ont un courriel en ".com"

Milestones, étapes. Niveau très avancé : "Il y a un gap entre les deux milestones du process". Comprendre il y a un fossé entre les deux étapes du processus.

To-do-list, les choses à faire. C'est votre mémo.

Sample, échantillon. A ne pas confondre avec le verbe sampler. La base est la même, mais l'utilisation diffère.

Spread, Généralement, les milieux d'affaires, l'emploi comme au sens d'écart entre le meilleur prix d'achat et le meilleur prix de vente d'une action, d'un bien.

Update, mettre à jour. Encore un verbe anglais qu'on s'amuse à prendre pour un verbe français. "T'as updaté le site ?". Variante geek : la touche F5 de votre clavier.

A vous de compléter cette liste avec le jargon anglais entendu dans votre milieu de travail. Et faites nous part de vos meilleures phrases !
  Nous les adresser par mail : anild@sfr

Myriam KISS. Anild 03/2012

H. et F. en discussion

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Top 50 des expressions pro les plus exaspérantes du moment

Le monde professionnel a bien des spécificités, dont celui d’être un formidable outil de création d’expressions ridicules qui ont la particularité de se répandre comme une trainée de poudre, et de se reproduire comme des Aliens.
 
La vie pro est telle qu’elle réussit néanmoins à nous imposer l’utilisation de ce sabir grotesque, que nous finissons par parler couramment, et avec le plus grand naturel, nous rendant à notre tour passablement risible.
 
Force est de constater que si vous n’entrez pas dans le moule en baragouinant vous aussi la prolangue « qui va bien » (hérissement de poils momentané), vous serez certainement moins prise au sérieux que votre concurrent à l’embauche.

Logo CONTRE DISCRIMINATIONS
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 Palmarès 2012 des expressions pro les plus énervantes du moment,

leurs définitions et leur utilisation.
Source : terrafemina.com

1. qui va bien = dans « Mets-moi le p’tit graphique qui va bien dans la prez’ ». Employé très abusivement dans le milieu de la com’. Expression à vomir.

2. « juste » = comme dans « C’est JUSTE exaspérant ! »

3. être à l’aise / en phase / confortable avec… = associer des mots de
cocooning au jargon pro, pour plus de douceur dans ce monde de brutes ?

4. deadline = jour après lequel si t’as pas fini ton taf t’es mort.

5. ça fait du sens = abominable utilisation de la langue française qui semble signifier que ça a du sens, voire que ça en fabrique. Littéralement traduit de l’anglais « to make sense ».

6. asap = as soon as possible = expression complètement has-been qui s’enracine malgré tout = « J’attends ton retour asap »

7. charrette = comme asap, « charrette » est vieux comme le monde et veut dire « être en retard » comme dans « Je suis charrette sur ma prez’ ». Expression d’architecte à l’origine.

8. sous l’eau = charrette = tellement submergée de trucs à faire qu’on se noie. Souvent utilisé comme excuse aux copines pour ne pas avoir répondu à un mail : « Sorry je te réponds tard mais je suis SOUS L’EAU ».

9. le pipe (prononcé « païpe ») = « avoir des projets dans le pipe » = dans les tuyaux

10. la To-do = « C’est sur ta To-Do ? » = To-do liste = liste où tu notes indéfiniment les mêmes trucs que tu dois faire depuis des semaines.

11. au jour d’aujourd’hui = atrocité du langage courant actuel. Qu’on retrouve l’auteur initial et qu’on l’embroche !

12. next step = « quelles sont les prochaines étapes du projet ? »= assez désagréable, utilisé sans introduction ni rien. Juste : « Alors, next step ?! »

13. prendre le lead = se positionner en chef sur un projet = « Je vais prendre le lead si ça t’ennuie pas » Euh…

14. faire un retour = « Tu me fais un retour là-dessus ? » = utilisation totalement incorrecte !

15. LMK (Let Me Know) = à la fin d’un mail ou sur une note = Fais-moi savoir ce qu’il en est / ce que tu en penses. Très snob. (à associer à TBD = to be done, to be determined).


16. à date = « on fait un point à date »
 

17. merci de… = tournure à la mode qui fait soit disant gagner du temps aux utilisateurs de smartphones mais reste excessivement autoritaire


18. drafter = faire un brouillon. Bref, ébaucher, faire un truc vite fait pas très bien fait.

19. pres’ = présentation = « Tu m’envoie ta prez’ asap stp ?
 

20. brainstormer = réfléchir ensemble parce qu’à plusieurs y’a plein d’idées qui fusent et d’où vont jaillir des concepts innovants = se branler la nouille

21. revenir vers = « Tu reviens vers moi avec une proposition ? » = c’est à toi de me contacter, et ne reviens pas seulement VERS moi mais JUSQU’A moi.  (« Sisi, je suis revenue vers toi mais je me suis arrêtée en chemin… »).

22. mutualiser = regrouper les savoirs-faire pour dépenser moins = expression de rapiat

23. googliser = chercher sur Google = « Tu l’as googlée la nouvelle stagios ? »

24. best practices = bons usages comme dans « Merci de partager vos best practices »

25. faire atterrir une proposition = la terminer (Baaaaaaam !)

26. updater = mettre à jour = « J’ai pas été updaté sur le dernier projet »

27. full = full time, full acess, full tout et n’importe quoi pour rendre sa phrase chic et riche

28. feed-back = retour = « J’attends ton feed-back asap ». Utilisée également pour dire « impression» dans « J’ai pas eu ton feed-back sur la nouvelle stagios ».

29. FYI = For Your Information = Jette un coup d’œil à ce doc mais de toute façon ça ne te concerne pas vraiment.

30. dans mon scope =  de mon ressort

31. deal-breaker = « J’espère que notre devis que constituera pas un deal-breaker » = rupture d’accord mais évoquer un « deal-breaker » est moins angoissant pour les deux parties, ceux qui essayent de conclure le deal.

32. brief = topo = instructions. Peut également désigner une réunion de début de projet. « On se voit au brief ? »

33. REX = retour d’expérience

34. donner son go = dire qu’on a bien tout vérifié et que quand on a dit GO si y’a un problème malgré tout on est mort.

35. clivant = confusant (n°44)

36. shooter = « shooter un mail » = l’envoyer mais à plein de gens comme avec une mitraillette

37. conf call = conference call = conversation téléphonique à plusieurs. Une horreur où seules deux personnes parlent pendant que les autres se font les ongles ou dessinent des arabesques sur leur cahier.

38. a minima = le « au minimum » 2012, manifestement jugé has been après des siècles de bons et loyaux services.

39. être force de proposition = prendre des initiatives, être créatif

40. out of the box = dans « Laissez fuser vos idées, mêmes les plus out of the box ». Utilisé dans les réunions de brainstorming (voir n°20) pour parler d’une pensée non conventionnelle, différente, originale.

41. compiler = « On compile nos notes ? » = ajouter les unes aux autres pour en faire une synthèse.

42. collecter = récupérer

43. BTW = By the Way = très snob, comme unique phrase dans un transfert de mail. A rapprocher de FYI (voir n°29)

44. confusant = « est-ce que ce wording ne risque pas d’être confusant ? » = qui embrouille au lieu d’expliquer

45. itération = allers-retours (dans des mails)

46. from scratch = version anglaise de notre « ex nihilo » lucrécien = démarrer un projet à partir du grand néant

47. provoquer une réunion = la monter (voir n°49)

48. cascading = transmission comme dans « Les managers doivent cascader la vision et la stratégie de l'entreprise et partager leurs best practises »

49. monter une réunion = l’organiser = envoyer un mail aux personnes présentes pour leur demander si elles sont dispos. Bref, une tâche compliquée !

50. rencontrer un impondérable (« Je n’ai pas pu venir ce matin j’ai rencontré un impondérable »)… Euh… du genre « Hello, ravi de vous rencontrer je suis un impondérable » ??

Et vous, y a-t-il d’autres expressions professionnelles non recensées dans ce palmarès et qui ont le don de vous hérisser les poils ? Votre métier a-t-il ses spécificités ? Vous êtes-vous déjà sentie larguée à la lecture de certains mails ou dans des réunions ?  

COWORKING ambiance Hamac
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Sans oublier ....COWORKING , COLUNCHING, COUCHSURFING, WIDGET...

Coworking : Pour lutter contre l'isolement des travailleurs indépendants, une solution  "partager un bureau".

             En mettant en commun les dépenses de loyer et de communication, on fait des économies, on mutualise les ressources et, surtout, on rencontre d'autres professions : de quoi stimuler l'imagination.

Colunching : A partir du mot anglais lunch (repas), le principe repose sur une rencontre aléatoire autour d'un déjeuner.

         Le mouvement fut initié par des fans du bio et des végétariens qui en avaient assez  de  déjeuner seuls dans leur coin. Le WEB leur permet de se donner rendez-vous à deux, trois ou dix, pour découvrir de nouvelles adresses et partager un moment convivial.

 

Couchsurfing : Littéralement, cet anglicisme signifie faire du "surf sur canapé" !

                Ce principe de voyage repose sur la solidarité. Les baroudeurs s'inscrivent sur un forum : chacun offre d'accueillir un globe-trotter chez soi, en échange de quoi, il sera lui-même logé quelque part dans le monde, lors d'une de ses vadrouilles.  

Widget : Issu de la contraction des mots anglais window (fenêtre) et gadget, le Widget peut désigner deux éléments en informatique.

Soit une petite application (jeu, traducteur, calculateur, météo...) s'intégrant à une Smartphone ou un ordinateur.

Soit un composant graphique d'un logiciel, en permettant une utilisation simplifiée (une barre d'outils, par exemple).


Scrapbooking : des albums décorés. Composé de l'américain scrap (bout, morceau) et de book (livre, album), le scrapbooking désigne l'art de mettre en valeur les albums photos en créant, par collage, peinture, dessin, un univers personnalisé autour des images présentées.

       Cette technique qui remonte au moins au 17ème siècle en Allemagne, était surtout pratiquée aux Etats-Unis au 19ème siècle.

           En France, l'artiste Marie-Dominique Gambini, revenue du pays de l'oncle Sam, remet en 1999 "le scrap" au goût du jour. Cet ex-ingénieur chimiste avait découvert le scrapbooking en Califormie où cette activité était déjà un phénomène de société. Elle a même fondé une école.

PEOPLE men Colt

Le Post-i battle : un drôle de combat.

           En juin 2011, les employés d'une entreprise en région parisienne égayent leurs bureaux en reproduisant des héros de jeux vidéo. Pour cela, ils utilisent des Post-it colorés qu'ils collent sur leurs fenêtres : le gorille de Donkey Kong ou Mario Bros envahissent les vitres de tous les étages.

            Rapidement, les employés du bâtiment d'en face leur répondent par d'autres figures. Le virus gagne d'autres bureaux en France, et une réelle bataille (battle, en anglais) artisitique commence.

            Les inventeurs du petit papier jaune (issu de l'anglais to note it = le noter, l'écrire & de to post up = afficher) n'avait sans doute pas imaginé une telle utilisation de leur pense-bête repositionnable, inventé en 1974 et commercialisé en France à partir de 1981.


Crowdsourcing : intégrer le client au coeur de son business model

Intégrer le client, le consommateur, la foule au coeur de son modèle, c'est le principe du crowdsourcing.
Le crowdsourcing, ou quand la foule devient fournisseur.


MOOCs (Massive Open Online Courses) : Pédagogie massive par le Net (par le volume des tutoriaux proposés ou par l'ampleur du public visé).  A ne pas confondre avec "mook" (contraction de magazine et de book)

Scrobbler : Dans le jargon du Net, le fait de poster ses goûts musicaux sur un site qui permet d'écouter le genre de musique de son choix (Lastfm.fr, Jango.com, etc...)

Drop Shipping : Vente en ligne sans stock qui impose au consommateur d'attendre la marchandise parfois de semaines après l'avoir payée.

Myriam KISS. Anild. actu 10/2012    Faites-nous partager vos expériences !     Nous les adresser par mail : anild@sfr

FORMATION people


Vos fautes d'orthographe valent de l'or
 

Halte aux CV ou aux mails truffés de fautes ! Face à la dégradation du niveau d'orthographe, universités, grandes écoles et entreprises investissent dans les formations spécialisées. Des petits malins ont flairé le bon filon...
 
Participe passé mal accordé, conjugaison erronée, coquille... "L'orthographe de nos étudiants se dégrade dans les échanges de mails et les copies", déplore Pascal Louvet, le directeur de l'IAE de Grenoble. Il a donc décidé de prendre le problème à bras le corps. Les 360 étudiants en master ont passé un test élaboré par la PME grenobloise, Orthodidacte. Résultat : 70 n'avaient même pas la moyenne. Plutôt gênant pour la crédibilité de l'établissement.

Pour y remédier, Pascal Louvet investit la modeste somme de 4.000 euros pour permettre aux volontaires de suivre des cours en ligne. A la clé, pas de note comptant pour le diplôme. "Mais nos jurys d'examen seront intransigeants sur les fautes", prévient Pascal Louvet. L'an prochain, il prévoit d'ailleurs de généraliser la méthode à tous les cursus.

Un CV sur quatre truffé de fautes d'orthographe

Rédhibitoires pour trouver un job, dommageables pour atteindre des postes à responsabilité, les fautes d'orthographe peuvent freiner une carrière. "Un quart des CV que je reçois contient des bourdes, parfois grossières", déplore Guillaume Terrien, co-fondateur d'Orthodidacte. Un comble pour une entreprise spécialiste de... l'orthographe !

Cet informaticien, le plus jeune vainqueur de la dictée Pivot (en 2005, à l'âge de 24 ans), a fait de la langue de Molière un véritable business. Chaque année, son logiciel Orthodidacte corrige le Français de 25.000 utilisateurs, à raison de 40 euros la session pour un étudiant, 69 euros pour une version professionnelle.

Son chiffre d'affaires devrait doubler cette année, à 400.000 euros. Parmi ses clients fidèles : 60 établissements d'enseignement supérieur, dont certains très prestigieux comme la Sorbonne Nouvelle ou Mines Paris-Tech.

Et le potentiel est énorme : les élèves de 5ème ont aujourd'hui à peine le niveau de leurs camarades de CM2, d'il y a 20 ans, selon la dernière étude de la linguiste, Danielle Manesse, réalisée auprès de 30.000 collégiens.

Les géants de la formation professionnelle – Cegos, Demos ou Orsys - ont aussi flairé le bon filon. Se former à l'âge adulte présente en effet l'avantage d'assimiler plus facilement les notions complexes de grammaire ou de syntaxe.
Bien souvent, entre 10 et 50 heures de formation suffisent pour se remettre à niveau.

Pour savoir si vous en avez besoin, testez votre niveau sur
www.orthodidacte.com. A vos claviers !
© Capital.fr  03/2012

 
 




 
 
 



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